L’histoire militaire à l’école : « il y a une avancée à faire », selon le major Quesnel

, par La Rédaction

Selon LeSoleil.com

ANNIE MATHIEU

(Québec) Les jeunes ignorent tout de l’histoire militaire de la province, regrette le coordonnateur de la base de Valcartier, qui célèbre cette année son 100e anniversaire. Pour pallier les lacunes des élèves, le major François Quesnel suggère d’inscrire les faits d’armes des soldats québécois au programme d’histoire du secondaire.

Ce dernier dit avoir constaté le « très peu de connaissances » de l’histoire militaire du Québec avec les recrues. « Les jeunes qui arrivent dans nos rangs n’ont aucune idée ! » s’exclame-t-il. L’historien militaire Michel Litalien leur donnera un coup de pouce alors qu’il publiera ce mois-ci un livre sur les 100 ans de la base de Valcartier. Le major Quesnel compte bien en envoyer un exemplaire au ministre de l’Éducation, Yves Bolduc. Il signera aussi une lettre dans laquelle il demandera à l’élu de coopérer dans un éventuel projet commun pour faire connaître ce volet de l’histoire du Québec.

Selon lui, il ne faut pas s’attarder qu’au Royal 22e Régiment et à Valcartier, « un pilier dans l’histoire canadienne française » mais voir « l’ensemble ». « Il y a des choses qui se sont passées à Saint-Jean, à Farnham et à Montréal », avance le militaire. Cela va sans dire que le rôle joué par les Québécois lors des différents conflits, comme ceux de la Première et de la Seconde Guerre mondiale, doit également être vu en classe, selon lui. « Je ne demande pas grand-chose, juste une moitié de chapitre », fait valoir le major Quesnel, qui ne s’estime « pas trop gourmand ». « Je pense qu’il y a une avancée à faire sans exagérer », ajoute-t-il, conscient que certains pourraient être agacés par sa requête.

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