La Société d’histoire de Sherbrooke, centre agréé des premières heures

, par Instantanés

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L’immeuble abritant aujourd’hui La Société d’histoire de Sherbrooke, photographié vers 1960. BAnQ Vieux-Montréal (P651, IP52 PN 1.1C 3 2056).*
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 Une ère de dynamisme persiste à La Société d’histoire de Sherbrooke (SHS) qui signe annuellement deux parutions de son journal Le Confluent ainsi que deux expositions temporaires (dont la prochaine, portant sur l’histoire de la photographie à Sherbrooke, sera inaugurée le 8 mai prochain). Pour son exposition permanente, Sherbrooke, Terre d’accueil, qui traite notamment des vagues d’immigration, la SHS utilise pour la première fois des techniques multimédias : écran tactile pour se promener dans le Sherbrooke d’autrefois, cadre numérique faisant défiler les photographies familiales de notables ou de commerçants, le tout supporté par des enregistrements de témoignages de familles immigrantes.

Soucieuse de rejoindre d’autres clientèles, la SHS se met au goût du jour : refonte de son site Web l’an dernier, création d’une page Facebook qui compte à ce jour 740 abonnés, visites guidées du centre-ville avec iPad. À cela s’ajoutent des chroniques dans les journaux La Tribune (chaque semaine) et The Record (aux 2 semaines), ainsi que des chroniques radiophoniques à Ici Radio-Canada Première (aux 2 semaines).

La diffusion est sans contredit le domaine d’excellence de la société d’histoire. Sa banque de données archivistiques donne accès à plus de 28 000 photographies numérisées et décrites à la pièce ! Le nombre de commandes photographiques a augmenté de 51 % en l’espace de 4 ans, générant ainsi des revenus autonomes appréciables.

Côté traitement, la SHS a bénéficié, en 2012, d’une subvention de BAnQ pour numériser et décrire les chutes de films introduisant la célèbre émission Soirée canadienne (P310 Fonds CHLT-TV). Ces chutes de films sont en fait les images tournées, non montées, des municipalités du Québec visitées lors du passage de l’équipe de production de CHLT dans les années 1960-1970. Ces images illustrent le développement urbain de 36 villes et villages en mettant en scène leurs institutions religieuses et publiques, leurs maisons ancestrales, leurs rues commerciales et leurs industries. D’une durée de 5 à 20 minutes par localité, les chutes de films totalisent plus de 25 heures de visionnement. 

Acquises en 1993, ces chutes de films sont restées en dormance pendant presque 20 ans, faute de moyens financiers pour en assurer leur migration en format numérique. Grâce à BAnQ, ces chutes de films sont maintenant accessibles sur DVD, pour le grand plaisir du public. La SHS est également en partenariat avec le ministère de la Culture et des Communications afin que certains extraits de films montrant des éléments patrimoniaux (sites ou immeubles) soient intégrés au Répertoire du patrimoine culturel du Québec.

De plus amples détails vous attendent sur le site Web de La Société d’histoire de Sherbrooke, consultable en suivant ce lien.

 

Julie Roy, archiviste-coordonnatrice – BAnQ Sherbrooke

 

* Remarque : Construit en 1885, cet édifice a abrité tour à tour le bureau de poste de Sherbrooke (1885-1953), la bibliothèque municipale (1953-1991) et La Société d’histoire de Sherbrooke (1992-aujourd’hui).

Voir en ligne : http://blogues.banq.qc.ca/instantan...