La langue du conteur, langue du peuple

Claude Poirier
Les contes traditionnels sont étroitement associés à une variété de langue qu’on qualifie de populaire, c’est-à-dire à une façon de parler qui n’est pas freinée par les normes sociales dictées par les groupes dominants. Le français québécois, issu des idiomes provinciaux des premiers colons, possède un registre populaire qui convenait bien aux conteurs par son ton dégagé, son exubérance et ses rapports décontractés avec la norme. Les conteurs en ont exploité les ressources pour créer des mondes imaginaires, hors norme. On dégage ici quelques traits de cette langue à partir de l’examen des paronymes clapoter, flacoter et placoter qui servent à parler du mouvement de l’eau agitée et que la verve populaire a enrichis de divers emplois analogiques.

Voir en ligne : http://www.erudit.org/fr/revues/rab...