La naissance des cités-royaumes cypriotes

La naissance des cités-royaumes cypriotes

, un livre écrit par Thierry Petit, professeur d’archéologie au Département des sciences historiques est récemment paru aux éditions Archaeopress. 
Résumé :
À propos de l’origine des cités-royaumes cypriotes connues aux époques archaïque et classique (VIe-IVe s. av.), trois théories s’affrontent, que l’on peut respectivement appeler la « théorie achéenne », la « théorie phénicienne » et la « théorie autochtone ». C’est cette dernière qui actuellement fait consensus. Selon ses défenseurs, les poleis de Chypre auraient été constituées en royaumes dès le XIe s. en prenant pour base une organisation politique et socio-économique héritée de l’Âge du Bronze. Dans cet ouvrage, l’auteur entend démontrer que cette vision des choses est erronée et ne se fonde sur aucune preuve archéologique ou textuelle. En dépit d’une certaine hiérarchisation sociale visible dans les ensevelissements, les polities cypriotes du début de l’Âge du Fer (Cypro-Géométrique I-II) ne constituent pas des États, mais des entités moins centralisées, que l’on peut désigner du terme de « chefferies ». Les différents corrélats anthropologiques de l’État ne sont pas visibles avant la fin du IXe s. C’est surtout au VIIIe s. (Cypro-Géométrique III/Cypro-Archaïque I) que des changements profonds ont lieu, à la suite des contacts croissants avec les Phéniciens et de leur implantation dans l’île, en particulier de leur installation à Kition. Tout en constituant une entité spécifique (la « civilisation cypriote »), les cités-royaumes insulaires se fondent alors sur un modèle qui leur vient d’Orient. Cette interprétation permet de situer l’apparition de l’État à Chypre dans le même mouvement de diffusion du modèle étatique mis en lumière par la chronologie basse au Levant. Par la même occasion, Chypre devient ainsi un relai entre le Levant et le mondée égéen, lequel, au même moment ou peu après, voit naître la polis.
Thierry Petit est titulaire d’un Doctorat en Philosophie et Lettres (Histoire ancienne) de l’Université de Liège — Belgique (1985) et d’une Habilitation à Diriger des Recherches de l’Université de Paris IV-Sorbonne (1997). Après avoir été successivement Chargé de cours en hébreu et araméen bibliques à l’Université de Liège (1985-1986), Membre étranger de l’Ecole française d’Athènes (1986-1989), Maître de Conférences en histoire ancienne à l’Université de Saint-Étienne (1989-1999) et Professeur d’Archéologie grecque à l’Université de Strasbourg, Thierry Petit est actuellement Professeur titulaire d’Archéologie classique à l’Université Laval (Québec) - Canada. Il est responsable de deux chantiers de fouilles au Quartier Nord-Ouest d’Apamée-sur-l’Oronte (Syrie) et au Palais d’Amathonte (Chypre). Il est l’auteur de nombreux articles sur l’Archéologie cypriote et est-méditerranéenne. Ses travaux portent aussi sur la figure du sphinx en Méditerranée. Son dernier livre est intitulé OEdipe et le Chérubin. Sphinx levantins et grecs comme symbole d’Immortalité (2011).
Bonne lecture !

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