La traite des pelletries aux XVIIe et XVIIIe siècles

Denys Delâge
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La traite a mis en présence des partenaires issus de deux civilisations. Dans un contexte de mutuelle dépendance, les adaptations et les inventions furent multiples : logique de l’échange, du don et du contredon, logique de l’économie de marché, transformation des mécanismes de la dette, apprentissage graduel et réciproque des règles de l’Autre, métissage biologique et culturel, réinterprétations culturelles, émergence d’un nouveau peuple, les Métis. Néanmoins, lentement, graduellement, une économie de marché s’est imposée, un pouvoir politique colonial s’est infiltré. « Le Castor fait tout », même les empires coloniaux. Graduellement les rapports à la nature ont changé, la surchasse a fait reculer les animaux et de manière emblématique, le castor qui vint près de disparaître du continent vers 1930.
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The fur trade brought together partners from two civilizations. In this context of mutual dependence, adaptations and inventions were numerous : logic of exchange and gift and counter gift, a market economy logic, a transformation of debt mechanisms, a gradual and reciprocal learning of the Other’s rules, biological and cultural mixing, cultural reinterpretations, the emergence of a new people, the Métis. Nonetheless, slowly and gradually, a market economy grew and colonial political power took hold. “The Beaver does all”, even builds colonial empires. Gradually, the relationship with nature changed, over hunting chased away the animals and in symbolic fashion the beaver came close to disappearing from the continent around 1930.

Voir en ligne : http://id.erudit.org/iderudit/1038752ar