Le Journal Militaire de Nicolas Renaud des Méloizes, Nouvelle France, 1756 – 175...

, par 2e bataillon du régiment de la Sarre

Le Journal Militaire de Nicolas Renaud des Méloizes, Nouvelle France, 1756 – 1759
Loup

Introuvable depuis longtemps

On le trouve maintenant ici, lien :
Nouvelle France : Le Journal Militaire de Nicolas Renaud d’Avène des Méloizes, 1756 – 1759, version intégrale de l’édition anonyme de 1930
Le Journal Militaire de des Méloizes, dans l’édition reproduite sur ce blog, se termine le Mercredy, 21 novembre 1759.

La bataille dite « des plaines d’Abraham » du 13 septembre 1759, — mentionnée mais non décrite dans ce journal — bataille qui aboutit à la capitulation de la ville de Québec du 18 septembre 1759, n’est en rien perçue, dans ce Journal, au moment où Nicolas Renaud, en campagne et loin de Québec, en est formellement informé, comme la fin du Canada ou de la Nouvelle France : plus de deux mois après la bataille des plaines, des Méloizes est toujours en campagne, rien n’a changé.

En d’autres termes, si ce Journal, parmi d’autres choses, doit nous indiquer quelque chose d’important, c’est certainement que la bataille des plaines d’Abraham n’est qu’un épisode dans la Guerre de Sept Ans.

On sait, de plus, que les Franco-Indiens vont se battre jusqu’en 1766, avec Pontiac, soit plus de sept ans après la bataille des plaines, et plus de trois ans après le Traité de Paris de 1763 qui cédait officiellement le Canada à l’Angleterre.

Le texte du document que nous reproduisons ici n’est pas un récit de guerre. C’est beaucoup plus prosaïque. C’est un journal. Ce journal est souvent cité comme référence par les historiens de la Nouvelle-France.

L’édition que nous reproduisons ici a été publiée anonymement sous forme de livre, dans la ville de Québec, en 1930, sous le titre « Journal Militaire de Nicolas Renaud d’Avène des Méloizes 1756-1759 ». Le livre comprenait 88 pages densément imprimées en petits caractères. Le texte avait été vraisemblablement composé à partir des documents d’archives de la province de Québec où doit se trouver le document original.

Il est possible que le journal militaire original de des Méloizes soit plus volumineux. L’exemplaire de l’édition anonyme de 1930 que nous reproduisons ici fut trouvé chez un bouquiniste montréalais dans les années 1960s par l’écrivain québécois Jacques Renaud (l’auteur de la novela Le Cassé) qui l’avait conservé depuis. Une recherche sommaire sur internet semble indiquer qu’on peut trouver parfois un exemplaire du Journal, dans cette édition de 1930, dans quelques bibliothèques québécoises régionales (faites la recherche, vous verrez) où l’ouvrage est offert pour consultation sur place. C’est à peu près tout. Bref, à toutes fins pratiques, ce livre est très rare, voire en voie de disparition. Ou presque. Maintenant, il ne l’est plus. Imprimez-le. (Vous avez une imprimante, non ? Trouvez quelqu’un qui en a une .. : – )

Le Journal Militaire de des Méloizes, du moins dans l’édition de 1930 que nous reproduisons ici intégralement, couvre deux périodes de la Guerre de Sept ans au Canada : du 19 juillet 1756 au 30 octobre de cette même année ; et du 8 mai 1759 au 21 novembre de cette même année.


Ce document a été digitalisé (scanné) en format pdf, puis transféré en mode txt, révisé ligne par ligne, puis transféré et révisé de nouveau sur fichier odt avec OpenOffice. Ce transfer a permis une ré-édition sommaire de la présentation et une meilleure clarté visuelle de l’ensemble du document. Ce document n’a, en aucune façon, été ré-écrit, ou corrigé, ou adapté. Les passages et notes entre “[ ]” sont de nous.

Nous avons tenu à conserver la transcription originale telle qu’elle apparait dans l’édition de 1930, incluant ce qui peut apparaître comme des “incohérences”, ou des “arythmies” orthographiques (comme « véndredi » au lieu de « vendredi » ; ou encore les minuscules aux noms propres en certains endroits alternant avec les majuscules, ailleurs, aux mêmes noms ; ou bien parfois « M. de … » et parfois « Mr de … » ; parfois « habitans », parfois « habitants » ; etc.). Notre pari est que ces caractéristiques se trouvaient dans le manuscrit original et que si on les trouve dans l’édition de 1930 c’est que les transcripteurs ont eu le souci et se sont donné la peine de les respecter : il est, en effet, beaucoup plus simple, pour les transcripteurs, de transcrire en « uniformisant » l’ensemble qu’en tenant compte, minutieusement, comme nous pensons qu’ils l’ont fait, des différences d’orthographe de certains mots, etc.

Bref, nous n’avons pas voulu « aseptiser » formellement le texte et nous avons intégralement respecté l’édition de 1930.

Il faut avoir à l’esprit qu’il s’agit d’un journal de terrain, sobrement écrit « à la mitaine » avec la technologie de l’époque (vraisemblablement, une variété d’écriture à la mine ou au graphite http://fr.wikipedia.org/wiki/Crayon#Histoire – qui sait, peut-être même à la p’tite plume !), et ce dans le mouvement des hommes et des armes.

Cette édition du Journal Militaire de Nicolas Renaud, aujourd’hui introuvable sur le marché (du moins depuis des années et aussi au moment où nous préparons sa diffusion ici sur http://www.electrodes-h-sinclair-502.com/ ( http://electrodes.wordpress.com/ ), est offert au public parce que l’époque qu’il évoque nous tient mystérieusement à mémoire et nous est très proche intérieurement ; parce que, dans sa sobriété, ce journal de guerre est inexplicablement vivant, du moins pour nous, surtout dans les pages de la dernière moitié (ou à peu près) du document.

Nous offrons cette édition anonyme originale de 1930 dans un esprit de reconnaissance à l’endroit de la personne ou de ceux ou celles qui avaient réalisé cette édition, à l’époque, en 1930.

À travers l’anonymat de leur travail et la vie de mémoire, nous les saluons cordialement. Eux et Nicolas.

http://electrodes-h-sinclair-502.com/2013/11/15/le-journal-militaire-de-nicolas-des-meloizes-nouvelle-france-1756-1759/

Voir en ligne : http://www.facebook.com/photo.php?f...