Le Laboratoire tient à souligner…

, par Véronika Brandl-Mouton

Du 18 au 20 octobre 2018, plusieurs chercheurs et membres étudiants du Laboratoire participaient au 71e congrès annuel de l’Institut d’histoire de l’Amérique française (IHAF). Harold Bérubé et Martin Petitclerc, respectivement chercheur régulier et chercheur collaborateur au LHPM, se sont mérités de prestigieuses distinctions.

Harold Bérubé, professeur au département d’histoire de l’Université de Sherbrooke, a reçu le prix de la Revue d’histoire de l’Amérique française (Édition 2018), pour son article « Vendre la banlieue aux Montréalais : discours et stratégies publicitaires, 1950-1970 ». L’article primé fait le pont entre le développement de la consommation de masse et l’expansion rapide des banlieues dans l’après-guerre nord-américain et vient étoffer une littérature peu abondante en histoire de la consommation au Québec et au Canada. S’appuyant sur un corpus de publicités publiées dans des journaux montréalais anglophones et francophones, il montre comment les promoteurs immobiliers et les gouvernements municipaux ont vendu les pavillons de banlieue, puis la banlieue elle-même, à une clientèle aux revenus relativement modestes, et ce, en liant l’un et l’autre à une certaine forme de modernité à petit prix. Cet article est issu du projet « Discours publicitaires et imaginaires suburbains : le cas des banlieues de Montréal, 1950-1970 », réalisé par Harold Bérubé au sein de l’équipe du LHPM et du Partenariat de recherche Montréal, plaque tournante des échanges.

Martin Petitclerc, professeur au département d’histoire de l’UQAM, a, quant à lui, reçu le Prix de l’Assemblée nationale du Québec pour le meilleur livre d’histoire politique paru en 2018 pour l’ouvrage qu’il a co-écrit avec Martin Robert, Grève et paix. Une histoire des lois spéciales au Québec. Issu d’un partenariat avec quatre centrales syndicales (FTQ, CSN, CSQ et FIQ) par l’entremise du Service aux collectivités de l’UQAM, ce livre est le résultat d’une recherche de six ans sur l’histoire des lois d’exception ayant mis fin à des grèves depuis l’adoption du Code du travail québécois en 1964. Dans leur synthèse, les auteurs retracent l’histoire du rôle de l’État dans la gestion des relations de travail. Ils s’intéressent tout particulièrement aux interventions du gouvernement du Québec visant à limiter le droit de grève par des lois spéciales.

Le Laboratoire félicite les auteurs récompensés pour ces reconnaissances hautement méritées.

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