Le colloque Jean-Marie Fecteau : une vitrine pour la recherche étudiante !

, par Claudèle, Richard

La septième édition du colloque Jean-Marie Fecteau des cycles supérieurs en histoire, organisée par l’Association étudiante des cycles supérieurs en histoire de l’UQAM (AÉCSH-UQAM), se déroulera de manière comodale les 23, 24 et 25 mars 2022. L’événement, qui rappelle la mémoire du professeur et membre fondateur du Centre d’histoire des régulations sociales (CHRS) Jean-Marie Fecteau, a pour objectif de rassembler les jeunes chercheurs spécialistes de tous les champs spatiotemporels afin de partager les fruits de leurs recherches. À cette occasion, trois membres étudiantes du Laboratoire présenteront les résultats de leurs travaux de recherche respectifs. 

Le 23 mars, Claudèle Richard, candidate à la maîtrise en histoire et responsable des communications et du site Web du LHPM, discutera de son mémoire, intitulé « Cachez ce déchet que je ne saurais voir  : La mise en place d’un service de collecte et d’élimination des déchets à Montréal (1868-1920) ». À travers l’instauration d’un service de collecte des ordures et la construction d’incinérateurs à Montréal, ses recherches évaluent comment les élus ont affronté l’enjeu d’administration municipale et de santé publique qu’incarne la gestion des déchets, et ce en s’appuyant sur les technologies disponibles à l’époque et les expériences étrangères. Ce travail fait écho aux enjeux actuels de gestion des détritus touchant plusieurs municipalités canadiennes, liés au manque d’espaces disponibles et à la saturation des sites d’enfouissement. Sa présentation se tiendra à 15h10 dans le cadre du panel Gestion et expériences spatiales des indésirables  : les ordures de Montréal et les criminels de Spitalfields, présidée par Daniel Ross, collaborateur du Laboratoire. De 17h30 à 18h30, Julia Poyet, cochercheuse au LHPM, prendra quant à elle part à la table ronde Science, croyance et désinformation  : le rôle de l’histoire et de l’historien.ne. 

Le 25 mars à 13h45, la candidate à la maîtrise en histoire Anne-Marie Dubreuil participera au panel Les institutions et leurs valeurs aux XIXe et XXe siècles  : bienfaisance privée et éducation. Elle y présentera la communication « L’intervention sociale des entreprises  : intérêt, défis et pistes d’une étude historique critique ». Aujourd’hui, l’entreprise se conçoit elle-même, est généralement conçue par le public, et agit effectivement comme une entité pouvant, voire devant, intervenir activement dans les sphères extra-économiques. Il n’en a toutefois pas toujours été ainsi : en Amérique du Nord, jusqu’à la Première Guerre mondiale, l’intervention sociale des firmes à l’extérieur du domaine économique est généralement considérée comme un écart inapproprié à leur rôle. Néanmoins, des traces archivistiques révèlent que les entreprises canadiennes effectuaient dès la fin du XIXe siècle des dons de ressources monétaires à des organisations de bienfaisance. À partir de cette expérience de recherche, Anne-Marie partagera, lors de cette communication, ses réflexions quant à l’intérêt actuel d’une étude historique critique de l’intervention extra-économique des entreprises, aux défis qu’une telle investigation implique, et aux pistes que cette enquête peut emprunter.  

À compter de 15h10, ce sera finalement au tour de Véronika Brandl-Mouton, candidate à la maîtrise en histoire et coordonnatrice du LHPM, de prendre la parole au cours du panel Presse et justice  : de la classe nobiliaire à la cour des jeunes délinquants de la ville de Québec. Elle livrera une communication intitulée « “Préparer les esprits à l’idée de la nécessité de ce tribunal pour l’enfance”  : la campagne publique pour la mise en place de la Cour des jeunes délinquants de Québec, 1930-1940 ». Second tribunal pour justiciables mineurs dans la province durant la première moitié du XXe siècle, la Cour des jeunes délinquants de Québec (CJDQ) débute ses activités en 1941 à la suite d’une campagne publique de plusieurs années. La communication présentera les différents acteurs et actrices de la société civile, des œuvres caritatives et des milieux politiques qui se sont conjointement mobilisés pour la venue du tribunal. Véronika abordera également les stratégies d’influence de ces différents groupes auprès des officines du pouvoir municipal et provincial. Enfin, elle mettra en dialogue ces actions et leur portée dans la sphère politique en retraçant les modalités législatives ayant mené à l’institution de cette cour dans la cité de Champlain. Il s’agit de la première étude historique portant sur ce tribunal, valorisant un corpus documentaire jusqu’alors jamais mobilisé.  

Il sera possible d’assister au colloque Jean-Marie Fecteau en présentiel. Le 23 mars, les communications auront lieu dans la salle des Boiseries de l’UQAM (local J-2805). Les 24 et 25 mars, elles se tiendront plutôt au local A-6290 du Département d’histoire de l’UQAM. Le public pourra également assister à la totalité du colloque sur la plateforme Zoom.

Nul doute que cette rencontre mettra en relief l’éclectisme et la richesse de la recherche historique étudiante menée au Département d’histoire de l’UQAM et général et au LHPM en particulier. 

Consulter la programmation et obtenir le lien Zoom 

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