Le folklore et les femmes

Luc Lacourcière ,Jean-Pierre Pichette
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En 1957, l’Association des médecins de langue française du Canada tenant son xxviie congrès à Québec, avait convié le titulaire de la chaire de folklore de l’Université Laval à livrer une conférence, non pas aux médecins, mais à leurs épouses au cours d’un déjeuner-causerie le 24 septembre. Pour la circonstance, Luc Lacourcière avait choisi un sujet qui ferait le pont entre sa spécialité et son auditoire : le folklore et les femmes. L’exposé se divisait en trois points. À la suite d’un préambule spécifiant avec humour le mandat qu’on lui avait donné, le conférencier s’intéressait d’abord aux femmes folkloristes, celles qui avaient laissé leur marque dans la cueillette ou dans l’étude des traditions populaires ; ensuite, il présentait quelques informatrices notables, les centenaires, les sages-femmes, les conteuses, qui avaient transmis aux chercheurs une partie de leur répertoire ; puis, en finale, il analysait brièvement le rôle que jouent les femmes dans les fictions populaires, contes réalistes, merveilleux ou facétieux.
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In 1957, the Canadian Association of French-Speaking Physicians held its 27th congress in Québec City. On this occasion, the Folklore Chair at Laval University was invited to give a talk, not to the physicians, but to their wives, at a luncheon event held on September 24th. To fit the occasion, Luc Lacourcière chose a subject that linked his specialty to this particular audience : Folklore and Women. The presentation was in three parts. After a preamble where the speaker explained in humorous fashion the task that had been assigned to him, he spoke about female folklorists, the women who had made a mark in the collection and study of folk traditions ; he then presented some notable female informants, including midwives, storytellers and hundred-year old women who had shared their knowledge with researchers ; and finally, he briefly analyzed the roles played by women in popular fiction, and in various categories of folktales.

Voir en ligne : http://id.erudit.org/iderudit/1041124ar