Le major Asselin au lit

, par Instantanés


Alors que dans les troupes françaises, les mutineries font rage, les troupes britanniques sont au beau fixe. Dans cette lettre, Olivar Asselin fait part à son épouse Alice de son mécontentement envers les commandants du 22e bataillon et prévoit écourter son séjour au début du mois de juin pour retourner compléter sa formation d’officier. Cependant, à la fin du mois de mai 1917 il contracte la fièvre des tranchées et il est évacué.


« Depuis quelques jours, je n’ai guère eu le cœur à écrire. Pris de la fièvre des tranchées après une des tournées les plus fatigantes que nous ayons eues — neuf jours, dont cinq sans abri, une partie du temps sous la pluie, et sans pouvoir bouger depuis 4h30 du matin jusqu’à 9h30 du soir — je suis depuis un peu souffrant. Je n’ai pas de posture dans mon lit, je veux dire sur une couche ; j’ai tous les nerfs endoloris, surtout les jambes, que le seul poids des couvertures fatigue. Je suis toujours de mauvaise humeur. Si je ne t’écris pas d’ici à quelques jours, ne t’en inquiète pas, ma chère femme : ce sera uniquement que je n’ai rien de nouveau à te dire et que j’ai besoin de me reposer les nerfs. »


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Pour en savoir plus sur Olivar Asselin et sur la diffusion de sa correspondance de guerre, consultez l’article phare du projet.


Caricature. More Fragments from France n 2 .1916. BAnQ Vieux-Montréal (CLG72). Auteur : Bruce Bairnsfather


Florian Daveau, archiviste – BAnQ Vieux-Montréal

Émilie Dufour-Lauzon, agente de bureau – BAnQ Vieux-Montréal

Elena Fracas, archiviste – BAnQ Vieux-Montréal

Catherine Lamarche, stagiaire de l’Université de Montréal.

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