« Les Canadiennes se sont éprises des Anglais » ? Les alliances mixtes chez la noblesse canadienne après la Conquête (1760-1800)

Karine Pépin
Le Traité de Paris, signé en 1763, oblige la noblesse canadienne à se renouveler à plus d’un titre et à se rapprocher des nouvelles autorités coloniales afin de maintenir son statut, notamment grâce aux alliances. Ainsi, 38 nobles (30 filles, 8 garçons) ont uni leur destinée à des conjoints non francophones, majoritairement d’un rang inférieur au leur, durant les quarante années suivant la Conquête. Sur le plan socioprofessionnel, les conjoints non francophones ont mieux bénéficié de leur alliance avec une noble canadienne que les pères de ces épouses, même s’il s’agit d’une minorité. Les caractéristiques diverses des trois mariages interethniques dans la famille Godefroy de Tonnancour, présentés dans cet article, permettent de représenter certaines particularités des couples mixtes et de refléter l’hétérogénéité des alliances.

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