Libération d’Omar Khadr

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Omar Khadr voit le jour à Toronto en 1986. Son père, un immigrant égyptien, et sa mère, d’origine palestinienne, vivent au Canada, au Pakistan et en Afghanistan, où le père est soupçonné d’appuyer des groupes terroristes comme al-Qaïda. Lors d’une altercation avec des troupes américaines dans le village d’Ayub Kheyl, en Afghanistan, le 27 juillet 2002, Omar Khadr est accusé d’avoir tué le soldat-médecin américain Chris Speer à l’aide d’une grenade. Il a alors 15 ans. Blessé par balles, il est fait prisonnier à Bagram, en Afghanistan, puis dans la controversée prison américaine de Guantanamo, à Cuba, avec d’autres personnes accusées de terrorisme. Son père sera tué l’année suivante lors d’une attaque des forces pakistanaises. Les circonstances particulières entourant les incidents du 27 juillet 2002 et le jeune âge de Khadr, considéré comme un « enfant-soldat », suscitent des réactions. Au Canada, des voix s’élèvent pour qu’il soit jugé dans son pays natal. Le gouvernement conservateur de Stephen Harper s’y refuse. En octobre 2010, Khadr signe une entente dans laquelle il se reconnaît coupable, entre autres, de crime de guerre et de tentative de meurtre en violation de la loi de guerre. Il affirmera plus tard avoir reconnu ces accusations, qu’il rejettera par la suite, pour faire cesser la torture à son endroit et pouvoir rentrer au Canada. La sentence prévoit d’ailleurs une possibilité de transfert, mais le gouvernement canadien refuse de s’en prévaloir. Khadr est finalement transféré dans une prison ontarienne en septembre 2012. Il est libéré sous une caution de 5000$, et avec de strictes conditions, le 7 mai 2015. Ce verdict d’un juge de la Cour d’appel de l’Alberta est dénoncé par le ministre fédéral de la Sécurité publique, Steven Blaney. L’avocat de Khadr réplique en accusant le premier ministre Harper d’être « sectaire » et « islamophobe ». Ce dossier n’est toutefois pas terminé puisque d’autres développements peuvent survenir sur le plan judiciaire. Aux États-Unis, des proches de Chris Speer intentent d’ailleurs une poursuite au civil contre Khadr pour des dizaines de millions de dollars.Omar Khadr voit le jour à Toronto en 1986. Son père, un immigrant égyptien, et sa mère, d’origine palestinienne, vivent au Canada, au Pakistan et en Afghanistan, où le père est soupçonné d’appuyer des groupes terroristes comme al-Qaïda. Lors d’une altercation avec des troupes américaines dans le village d’Ayub Kheyl, en Afghanistan, le 27 juillet 2002, Omar Khadr est accusé d’avoir tué le soldat-médecin américain Chris Speer à l’aide d’une grenade. Il a alors 15 ans. Blessé par balles, il est fait prisonnier à Bagram, en Afghanistan, puis dans la controversée prison américaine de Guantanamo, à Cuba, avec d’autres personnes accusées de terrorisme. Son père sera tué l’année suivante lors d’une attaque des forces pakistanaises. Les circonstances particulières entourant les incidents du 27 juillet 2002 et le jeune âge de Khadr, considéré comme un « enfant-soldat », suscitent des réactions. Au Canada, des voix s’élèvent pour qu’il soit jugé dans son pays natal. Le gouvernement conservateur de Stephen Harper s’y refuse. En octobre 2010, Khadr signe une entente dans laquelle il se reconnaît coupable, entre autres, de crime de guerre et de tentative de meurtre en violation de la loi de guerre. Il affirmera plus tard avoir reconnu ces accusations, qu’il rejettera par la suite, pour faire cesser la torture à son endroit et pouvoir rentrer au Canada. La sentence prévoit d’ailleurs une possibilité de transfert, mais le gouvernement canadien refuse de s’en prévaloir. Khadr est finalement transféré dans une prison ontarienne en septembre 2012. Il est libéré sous une caution de 5000$, et avec de strictes conditions, le 7 mai 2015. Ce verdict d’un juge de la Cour d’appel de l’Alberta est dénoncé par le ministre fédéral de la Sécurité publique, Steven Blaney. L’avocat de Khadr réplique en accusant le premier ministre Harper d’être « sectaire » et « islamophobe ». Ce dossier n’est toutefois pas terminé puisque d’autres développements peuvent survenir sur le plan judiciaire. Aux États-Unis, des proches de Chris Speer intentent d’ailleurs une poursuite au civil contre Khadr pour des dizaines de millions de dollars. Source : http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/2015/05/07/004-liberation-omar-khadr-reaction-gouvernement-harper-et-opposition.shtml  ;
http://www.ledevoir.com/politique/canada/439568/le-canada-libere-son-enfant-soldat  ;
http://www.lapresse.ca/le-droit/actualites/justice-et-faits-divers/201505/07/01-4867882-omar-khadr-retrouve-sa-liberte.php

Voir en ligne : http://www.bilan.usherbrooke.ca/bil...