Liquidation des actifs d’Aveos

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

La Loi sur la participation publique au capital d’Air Canada, adoptée en 1988 lors de la transformation de cette société d’État en compagnie privée, stipule qu’Air Canada doit « maintenir les centres d’entretien et de révision dans les villes de Winnipeg et Mississauga et dans la Communauté urbaine de Montréal ». Selon le syndicat des employés d’Aveos, Air Canada, en diminuant son offre de contrats, contrevient ainsi à la loi. Des recours juridiques pourraient être entamés contre le transporteur aérien. Le syndicat demande également à Ottawa d’intervenir, mais le ministre fédéral des Transports, Denis Lebel, a déjà soutenu qu’il ne le ferait pas. À ses yeux : « Il s’agit d’une décision d’affaires prise par une entreprise privée. » Aveos était sous le respirateur artificiel depuis plusieurs années. En 2010, en faisant de ses créanciers des actionnaires, la compagnie avait réussi à diminuer ses dettes de 800 à 75 millions. Mais le fait que le principal client d’Aveos - 90 % de ses contrats - soit Air Canada la rendait très dépendante du transporteur aérien. Ce dernier refuse cependant toute responsabilité devant la fermeture de son sous-traitant et a offert un prêt d’urgence de 15 millions. La Loi sur la participation publique au capital d’Air Canada, adoptée en 1988 lors de la transformation de cette société d’État en compagnie privée, stipule qu’Air Canada doit « maintenir les centres d’entretien et de révision dans les villes de Winnipeg et Mississauga et dans la Communauté urbaine de Montréal ». Selon le syndicat des employés d’Aveos, Air Canada, en diminuant son offre de contrats, contrevient ainsi à la loi. Des recours juridiques pourraient être entamés contre le transporteur aérien. Le syndicat demande également à Ottawa d’intervenir, mais le ministre fédéral des Transports, Denis Lebel, a déjà soutenu qu’il ne le ferait pas. À ses yeux : « Il s’agit d’une décision d’affaires prise par une entreprise privée. » Aveos était sous le respirateur artificiel depuis plusieurs années. En 2010, en faisant de ses créanciers des actionnaires, la compagnie avait réussi à diminuer ses dettes de 800 à 75 millions. Mais le fait que le principal client d’Aveos - 90 % de ses contrats - soit Air Canada la rendait très dépendante du transporteur aérien. Ce dernier refuse cependant toute responsabilité devant la fermeture de son sous-traitant et a offert un prêt d’urgence de 15 millions. Source : La Presse, 20 mars 2012, cahier affaires, p. 1. http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/345485/fermeture-d-aveos-coup-dur-pour-l-aeronautique ; http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2012/03/20/001-aveos-air-canada-mardi.shtml

Voir en ligne : http://bilan3.usherbrooke.ca/bilan/...