Louis Prigent ,ancetre des Prégent

, par richardpregent@videotron.ca

Description : 
La Basse-Bretagne

Louis Prigent dit L’œillet était breton, originaire du bourg de Tréhou dans le canton de Ploudiry, au Finistère, dans la Basse-Bretagne, à quelques kilomètres du port de Brest. Il est né en 1669.
Au 17e siècle, la Bretagne, cette immense péninsule située au nord-ouest de la France et s’avançant dans l’Atlantique, se divisait en deux grandes régions : à l’ouest, la Basse-Bretagne et à l’est, la Haute-Bretagne.
- Le Tréhou (qui comptait 596 habitants en 1970), situé près de Sizun dans le diocèse de Léon, est le village où habitaient Francois Prigent et Jeanne Kermenan, père et mère de Louis.
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Les Compagnies franches de la Marine
C’est probablement pour s’assurer un avenir meilleur et par goût de l’aventure que Louis Prigent s’est joint à une compagnie franche de la Marine.

Origine des compagnies franches de la Marine
Vers juin de 1683, le gouverneur de la Nouvelle-France, de La Barre, incapable de freiner la nouvelle hostilité iroquoise, envoie d’urgence en France une demande de troupes et d’armes pour contrer une situation quasie désespérée.
Le ministre de la marine de Louis XIV, le marquis de Seigneley, crée un corps particulier organisé en compagnies indépendantes, administrées directement par leur capitaine, d’où leur nom de compagnies « franches » et destinées à tenir garnison dans les territoires nord-américains. Les soldats sont recrutés en France et à l’issue de leur contrat, on les incite vivement à se fixer en Amérique. Ces troupes sont devenues la première force permanente du pays et ont donné naissance aux forces armées canadiennes.
À la fin du 17e siècle, on compte 28 de ces compagnies au Canada, totalisant 1 373 hommes.

Le soldat des compagnies franches porte un uniforme tout à fait comparable à celui de l’infanterie, qui se distingue par une seule marque, l’ancre de marine, et une couleur, le bleu, qui lui sont propres.
Le drapeau des compagnies de la marine porte une croix blanche sur fond bleu avec des fleurs de lys et ressemble au drapeau actuel du Québec.
- Le recrutement
Le recrutement était effectué par des recruteurs professionnels, officiers et sergents, dans la province, à proximité des grands ports militaires, notamment ceux de Rochefort, La Rochelle et Brest.
La technique habituelle consistait à se poster dans une taverne, vêtu d’un bel uniforme, et à y chercher quelque jeune homme en mal d’argent et de changement. Après plusieurs verres, on faisait miroiter la prime d’engagement, payable immédiatement, et le jeune homme passablement enivré se laissait tenter et signait son contrat de six ans (ou apposait sa croix), recevait la prime, puis célèbrait en offrant à boire.
Dans certains cas, le service militaire apparaissait aux recrues comme la seule façon de gagner sa vie.

Le nom de guerre
Louis Prigent avait le surnom de « L’œillet ». L’usage du surnom était fréquent au 17e siècle et systématique chez les soldats français. Il n’était pas rare que ce « nom de guerre » en vienne à supplanter le nom véritable de l’individu et on exigea même son inscription dans les registres à côté des nom et prénom du soldat, ce qui lui donna une reconnaissance officielle.
Certains de ces surnoms désignaient l’origine : Champagne, Poitevin, Picard se rapportent à des provinces françaises, ou avaient trait à un métier : Lacouture, Boulanger. D’autres faisaient allusion à des caractéristiques propres à l’individu, souvent physiques : Blondin, Le Borgne, mais surtout morales : Léveillé, Vadeboncoeur. Les surnoms végétaux étaient aussi en vogue : Laframbroise, Lafleur, Larose, Latulippe ou L’oeillet.
La compagnie de M. Le Verrier
Louis Prigent arrive donc en Nouvelle-France vers 1696 comme caporal dans la compagnie de M. François Le Verrier, du détachement des troupes de la Marine. La liste générale des troupes du Canada du 1er octobre 1697 confirme que la compagnie de M. Le Verrier était composée de 45 soldats, dont deux lieutenants (M. Rané et M. Chacornard ), un enseigne (M. O’Leancon), deux sergents, trois caporaux, dont L’œillet, et trois anspessades.
M. Le Verrier avait une longue carrière militaire. Il avait été dans la première compagnie des Mousquetaires du Roi, blessé à un oeil en 1684, blessé contre les Iroquois en 1689 et 1693, et il sera nommé plus tard lieutenant du Roi à Québec où il mourut en 1732.
Le 6 septembre 1697, le gouverneur, M. de Callières, posta la compagnie de M. Le Verrier en amont (sens contraire du cours d’eau) de Ville-Marie pour arrêter ceux qui tenteraient de monter aux Outa
Mariage et colonisation
Dès les débuts de la Nouvelle-France, le mariage des soldats est considéré comme un bon moyen de favoriser la colonisation et les militaires sont encouragés à devenir « habitants ». Des 7 800 soldats de la Marine venus au Canada entre 1683 et 1755, on estime qu’entre 2 000 et 3 000 ont reçu la permission d’être démobilisés afin de se marier.

Fiche famille : 

Voir en ligne : http://lequebecunehistoiredefamille...