Madeleine Niel et Étienne Charles

, par danielle100957

Description : 
Étienne Charles, mon premier ancêtre à s’être établi en terre canadienne, immigra en 1665 ; il était originaire de la France. Il fut baptisé le 11 juin 1643, à Villejuif ; une ville située près de Paris dans le département actuel de Val-de-Marne. Ses parents, François Charles et Colombe Renaud, s’étaient, semble-t-il, mariés dans cette même ville, le 8 novembre 1637 .

Au cours de sa vie, deux surnoms furent donnés à Étienne Charles : celui de « Lajeunesse » lui est venu du régiment alors qu’il était soldat, celui de « du Tremblay » lui fut donné parce qu’il s’était établi au fief du Tremblay. Dans les registres des paroisses et les contrats notariés, nous retrouvons des actes au nom d’Étienne Charles, au nom d’Étienne Charles dit Lajeunesse et au nom d’Étienne Charles du Tremblay.

Madeleine Niel est la fille de Robert Niel et d’Anne Lambert, des Normands, qui lui donnèrent le jour, vers 1651, dans la paroisse de Saint-Gervais de Rouen en Normandie. Fille du roi, Madeleine Niel prit place sur le navire le Saint-Louis de Dieppe en compagnie de quatre-vingt-neuf autres Filles du roi, de cent engagés et de quatorze ou quinze chevaux. Le bateau partit de Dieppe, à une date inconnue, et arriva à Québec, le 25 septembre 1667.

Le vendredi 21 octobre 1667, Madeleine Niel et Étienne Charles se présentèrent chez le notaire Séverin Ameau dit Saint-Séverin pour conclure un contrat de mariage. Au contrat de mariage, Madeleine Niel promit foi et loyauté de mariage à Étienne Charles qui, à son tour promit le mariage à Madeleine Niel, le plus tôt possible. Ils consentirent à vivre ensemble en communauté de biens.
Le mariage de Madeleine Niel et d’Étienne Charles fut célébré, le lundi 24 octobre 1667, à l’église de l’Immaculée-Conception de Trois-Rivières, par François Dollier de Casson. La publication d’un ban de mariage avait été préalablement faite, et une dispense pour les deux autres bans, fut accordée par monseigneur l’illustrissime et révérendissime évêque de Pétrée. À l’acte de du mariage, il est mentionné que Madeleine et Étienne habitaient tous les deux la paroisse des Trois-Rivières. Notons la présence de trois témoins à l’acte de mariage : Jean-Baptiste Godefroy, Christophe Février sieur de Lacroix et Quentin Moral sieur de Saint-Quentin.
Il s’était donc écoulé moins d’un mois entre l’arrivée de Madeleine Niel dans la colonie et son mariage avec Étienne Charles. Étant donné que le mariage de nos deux tourtereaux eut lieu un an avant le retour en France, en octobre 1668, du régiment de Carignan-Salière, je présume qu’Étienne Charles fut, dès son mariage, libéré de son engagement de soldat.

Étienne Charles décéda âgé de 80 ans et fut inhumé à Laval , dans la paroisse Saint-François-de-Sales, le 16 mai 1724. À l’acte de sépulture on le nomma Étienne Lajeunesse du Tremblay. L’acte de sépulture mentionne qu’Étienne est décédé « après s’être confessé et avoir reçu les sacrements de l’eucharistie et de l’extrême-onction et avoir donné des marques de piété et de religion ». Le curé ne mentionne pas la date de son décès.

Madeleine Niel survécut un peu plus de huit ans à son cher Étienne. Le 16 août 1732, au même endroit, fut inhumée Madeleine Niel, décédée la veille après avoir reçu tous les sacrements.

Madeleine Niel et Étienne Charles furent les parents de douze enfants, huit filles et quatre garçons.
Douze pousses avaient surgi de cette nouvelle plantation en cette terre de promesses qui allait étendre ses ramifications surtout au Québec. Et onze de ses rameaux a donné naissance à une nouvelle famille, à une nouvelle descendance. Madeleine Niel et Étienne Charles laissèrent à la postérité plus de cent petits-enfants, une descendance digne des patriarches de la Bible.
Les enfants de Madeleine Niel et d’Étienne Charles, s’unirent à de bonnes familles de l’époque. Quelques-unes de ces familles avaient pour chef un ancien soldat du régiment de Carignan-Salière : Dupré dit Rochefort, Viau dit Lespérance et Robin dit Lapointe. Leurs enfants s’essaimèrent surtout dans les régions de Varennes, de Boucherville, de Longueuil, de Montréal, de Laval et de Terrebonne.
Leurs enfants furent connus sous les patronymes de « Charles », de « Lajeunesse » et de
« Clément ».

Fiche famille : 

Voir en ligne : http://lequebecunehistoiredefamille...