Manifestation contre le projet de loi 3 à l’hôtel de ville de Montréal

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

En avril 2013, l’ex-président du Mouvement Desjardins, Alban D’Amours, dépose un rapport sur la situation des régimes de retraite des travailleurs québécois. Il répond à une pression croissante exercée sur les municipalités par la gestion des fonds de retraite de leurs employés municipaux, notamment par des facteurs comme le vieillissement de la population et la baisse des rendements boursiers observée depuis quelques années. Les grandes villes, comme Montréal et Québec, enjoignent le gouvernement provincial d’agir sur le plan législatif afin de réduire le fardeau des villes et d’assurer la survie du régime à long terme. Le déficit actuariel anticipé de celui-ci se chiffre à 3,9 milliards de dollars, dont 2 milliards seulement pour Montréal. En juin 2014, deux mois après son élection, le gouvernement libéral de Philippe Couillard dépose le projet de loi 3 « favorisant la santé financière et la pérennité des régimes de retraite à prestations déterminées du secteur municipal ». Il prévoit, entre autres, la suppression de l’indexation et un remboursement égal (50% travailleurs-50% employeurs) du déficit des caisses de retraite accumulés. Cette loi s’appliquerait aux 170 régimes en vigueur au Québec, une situation que certaines municipalités, dont la situation est plus équilibrée, ne voient pas d’un bon oeil. Le maire de Montréal, Denis Coderre, et celui de Québec, Régis Labeaume, se disent très satisfaits. Pour leur part, les syndicats s’opposent farouchement à ces dispositions qui pénalisent directement leurs membres. Le 18 août, une manifestation organisée devant l’hôtel de ville de Montréal dégénère. Des participants pénètrent à l’intérieur, font des dégâts et retardent la tenue de la séance du conseil. Cette attitude est dénoncée le lendemain, de même que celle des policiers qui ne sont pas intervenus. Eux aussi sont dans la mire du projet de loi 3, ce qui, selon des analystes, expliquerait leur passivité. Le ton de confrontation persiste à la Commission parlementaire qui se met en branle le 20 août, deux jours après cette manifestation. Le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, défend son projet de loi alors que les représentants syndicaux font valoir le rôle de la crise de 2008 dans la situation des régimes de retraite. Ils dénoncent la suppression de l’indexation, rappellent que leurs membres ont déjà fait des concessions dans le passé et s’opposent au principe de l’application d’une éventuelle loi 3 à tous les régimes, sans distinction. Advenant une fermeture du gouvernement à la négociation, certains soulignent que la paix sociale pourrait être perturbée à l’automne. En avril 2013, l’ex-président du Mouvement Desjardins, Alban D’Amours, dépose un rapport sur la situation des régimes de retraite des travailleurs québécois. Il répond à une pression croissante exercée sur les municipalités par la gestion des fonds de retraite de leurs employés municipaux, notamment par des facteurs comme le vieillissement de la population et la baisse des rendements boursiers observée depuis quelques années. Les grandes villes, comme Montréal et Québec, enjoignent le gouvernement provincial d’agir sur le plan législatif afin de réduire le fardeau des villes et d’assurer la survie du régime à long terme. Le déficit actuariel anticipé de celui-ci se chiffre à 3,9 milliards de dollars, dont 2 milliards seulement pour Montréal. En juin 2014, deux mois après son élection, le gouvernement libéral de Philippe Couillard dépose le projet de loi 3 « favorisant la santé financière et la pérennité des régimes de retraite à prestations déterminées du secteur municipal ». Il prévoit, entre autres, la suppression de l’indexation et un remboursement égal (50% travailleurs-50% employeurs) du déficit des caisses de retraite accumulés. Cette loi s’appliquerait aux 170 régimes en vigueur au Québec, une situation que certaines municipalités, dont la situation est plus équilibrée, ne voient pas d’un bon oeil. Le maire de Montréal, Denis Coderre, et celui de Québec, Régis Labeaume, se disent très satisfaits. Pour leur part, les syndicats s’opposent farouchement à ces dispositions qui pénalisent directement leurs membres. Le 18 août, une manifestation organisée devant l’hôtel de ville de Montréal dégénère. Des participants pénètrent à l’intérieur, font des dégâts et retardent la tenue de la séance du conseil. Cette attitude est dénoncée le lendemain, de même que celle des policiers qui ne sont pas intervenus. Eux aussi sont dans la mire du projet de loi 3, ce qui, selon des analystes, expliquerait leur passivité. Le ton de confrontation persiste à la Commission parlementaire qui se met en branle le 20 août, deux jours après cette manifestation. Le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, défend son projet de loi alors que les représentants syndicaux font valoir le rôle de la crise de 2008 dans la situation des régimes de retraite. Ils dénoncent la suppression de l’indexation, rappellent que leurs membres ont déjà fait des concessions dans le passé et s’opposent au principe de l’application d’une éventuelle loi 3 à tous les régimes, sans distinction. Advenant une fermeture du gouvernement à la négociation, certains soulignent que la paix sociale pourrait être perturbée à l’automne. Source : http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/201408/18/01-4792699-saccage-a-lhotel-de-ville.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4792886_article_POS3  ;
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/416259/grabuge-a-l-hotel-de-ville-quebec-ne-cedera-pas-a-l-intimidation-dit-pierre-moreau

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...