Manifestation pro-irlandaise lors d’une assemblée de la Ligue Nationaliste

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Près de 1 500 personnes se sont entassées au Théâtre national français, à Montréal, pour assiter à la soirée organisée par la Ligue Nationaliste canadienne sous la présidence du journaliste Olivar Asselin. Par cet événement, la Ligue honore « le talent et le courage moral » de « ce brave petit peuple (irlandais) qui combat pour sa liberté constitutionnelle. » Les organisateurs profitent du séjour de Devlin pour l’inviter à expliquer la situation de l’Irlande au sein du Royaume-Uni. Ce dernier est de passage au pays pour plaider la cause de Galway comme port d’attache à la ligne de steamers entre la Grande-Bretagne et le Canada. Il prononce un discours enflammé sur les luttes irlandaises. « Nous combattons, affirme t-il, pour les mêmes droits dont vous jouissez. Ces droits, cette liberté, vous ont été obtenus par vos patriotes, par vos martyrs. » De plus, il profite de la situation pour parler d’une union entre Irlandais et Canadiens français, dénoncer l’impérialisme de (Joseph) Chamberlain, vanter les mérites du Parti irlandais et dénoncer la répression et le manque de liberté d’expression que subissent ses compatriotes.Près de 1 500 personnes se sont entassées au Théâtre national français, à Montréal, pour assiter à la soirée organisée par la Ligue Nationaliste canadienne sous la présidence du journaliste Olivar Asselin. Par cet événement, la Ligue honore « le talent et le courage moral » de « ce brave petit peuple (irlandais) qui combat pour sa liberté constitutionnelle. » Les organisateurs profitent du séjour de Devlin pour l’inviter à expliquer la situation de l’Irlande au sein du Royaume-Uni. Ce dernier est de passage au pays pour plaider la cause de Galway comme port d’attache à la ligne de steamers entre la Grande-Bretagne et le Canada. Il prononce un discours enflammé sur les luttes irlandaises. « Nous combattons, affirme t-il, pour les mêmes droits dont vous jouissez. Ces droits, cette liberté, vous ont été obtenus par vos patriotes, par vos martyrs. » De plus, il profite de la situation pour parler d’une union entre Irlandais et Canadiens français, dénoncer l’impérialisme de (Joseph) Chamberlain, vanter les mérites du Parti irlandais et dénoncer la répression et le manque de liberté d’expression que subissent ses compatriotes. Source : La Presse, 16 novembre 1903, p.10.

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