Nomination de Guy Chevrette comme envoyé spécial du premier ministre pour expliquer l’accord conclu avec les Innus aux populations non autochtones

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Chevrette se trouve devant une tâche délicate, car une partie de la population est peu et mal informée. Un sondage révèle que 30 % de la population du Saguenay ne connaît rien de l’entente conclue en juin entre les Innus et le négociateur du gouvernement provincial, Me Louis Bernard. Aussi, la tension est parfois grande comme c’est le cas dans la région de Sept-Îles où les populations blanche et innu sont très émotives. Cette entente de principe concerne 9 000 Innus de Nutashkuan sur la Côte-Nord et trois communautés montagnaises du Saguenay-Lac-Saint-Jean (Betsiamites, Essipit et Mashteuiatsh). Dans cette entente de principe, le gouvernement accorde en pleine propriété aux Innus une zone deux fois plus grande que leurs réserves actuelles. Ce territoire de 522 km² porte le nom de Innu Assi, « terre en propre » en langue innue. Des droits de chasse, de pêche, de trappe et de cueillette seraient accordés aux Innus pour le territoire plus vaste du Nitassinan où ils n’auront toutefois pas les pleins pouvoirs. Le 21 janvier 2003, l’ex-ministre Guy Chevrette remettra son rapport final devant la commission parlementaire. Il sera somme toute bien accueilli.Chevrette se trouve devant une tâche délicate, car une partie de la population est peu et mal informée. Un sondage révèle que 30 % de la population du Saguenay ne connaît rien de l’entente conclue en juin entre les Innus et le négociateur du gouvernement provincial, Me Louis Bernard. Aussi, la tension est parfois grande comme c’est le cas dans la région de Sept-Îles où les populations blanche et innu sont très émotives. Cette entente de principe concerne 9 000 Innus de Nutashkuan sur la Côte-Nord et trois communautés montagnaises du Saguenay-Lac-Saint-Jean (Betsiamites, Essipit et Mashteuiatsh). Dans cette entente de principe, le gouvernement accorde en pleine propriété aux Innus une zone deux fois plus grande que leurs réserves actuelles. Ce territoire de 522 km² porte le nom de Innu Assi, « terre en propre » en langue innue. Des droits de chasse, de pêche, de trappe et de cueillette seraient accordés aux Innus pour le territoire plus vaste du Nitassinan où ils n’auront toutefois pas les pleins pouvoirs. Le 21 janvier 2003, l’ex-ministre Guy Chevrette remettra son rapport final devant la commission parlementaire. Il sera somme toute bien accueilli. Source : Le Devoir, 3 octobre 2002, p. A2, 26 octobre 2002, p.A4. La Presse, jeudi 23 janvier 2003, p.A7.

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