Obtention de deux médailles d’or pour le Canada aux Jeux de Los Angeles

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Après leurs insuccès de 1972 et 1976 et le boycott de 1980, les athlètes canadiens vivent des moments plus réjouissants à l’été 1984, aux Jeux de Los Angeles. Le boycott des pays du bloc communiste tient à l’écart plusieurs athlètes qui figurent avantageusement dans leurs disciplines respectives. La porte est ouverte pour les Canadiens qui obtiennent 44 médailles, dont 10 d’or, la plus importante récolte de l’histoire de leur pays. Plusieurs Québécois se distinguent. Le 2 août, le poids moyen Jacques Demers gagne l’argent en haltérophilie, une première pour un Québécois dans ce sport depuis Gérard Gratton aux Jeux d’Helsinki, en 1952. Le 6 août 1984, l’attention des médias se tourne vers la piscine où se déroule la finale du plongeon au tremplin de trois mètres. Les Américains s’intéressent particulièrement aux performances de Kelly McCormick, la fille de Pat McCormick, championne en plongeon aux Jeux de 1952 et 1956. C’est toutefois une jeune femme de Sainte-Foy, Sylvie Bernier
, qui prend les commandes de la compétition. Bernier, qui plonge depuis une douzaine d’années, possède un palmarès imposant. Sa participation à toutes les compétitions importantes -Jeux panaméricains, universitaires, du Commonwealth, championnats du monde- lui a donné une expérience dont elle tire profit à Los Angeles. Elle se forge une avance que ni les Américaines, ni les Chinoises, favorites pour l’emporter, ne parviennent à menacer. Première Canadienne de l’histoire à remporter une médaille d’or olympique en plongeon, Sylvie Bernier
devient une vedette instantanée au Québec. Cinq jours plus tard, le kayakiste montréalais Alwyn Morris
remporte une autre médaille pour le Canada. Après avoir gagné le bronze la veille sur 500 mètres avec son compatriote Hugh Fraser, Morris accède cette fois à la plus haute marche du podium. Toujours avec Fraser, il termine premier à l’épreuve du 1 000 mètres (K-2). Les photos de Morris, sourire aux lèvres et plume à la main, feront la une des journaux et la fierté de milliers de Canadiens d’origine amérindienne.Après leurs insuccès de 1972 et 1976 et le boycott de 1980, les athlètes canadiens vivent des moments plus réjouissants à l’été 1984, aux Jeux de Los Angeles. Le boycott des pays du bloc communiste tient à l’écart plusieurs athlètes qui figurent avantageusement dans leurs disciplines respectives. La porte est ouverte pour les Canadiens qui obtiennent 44 médailles, dont 10 d’or, la plus importante récolte de l’histoire de leur pays. Plusieurs Québécois se distinguent. Le 2 août, le poids moyen Jacques Demers gagne l’argent en haltérophilie, une première pour un Québécois dans ce sport depuis Gérard Gratton aux Jeux d’Helsinki, en 1952. Le 6 août 1984, l’attention des médias se tourne vers la piscine où se déroule la finale du plongeon au tremplin de trois mètres. Les Américains s’intéressent particulièrement aux performances de Kelly McCormick, la fille de Pat McCormick, championne en plongeon aux Jeux de 1952 et 1956. C’est toutefois une jeune femme de Sainte-Foy, Sylvie Bernier
, qui prend les commandes de la compétition. Bernier, qui plonge depuis une douzaine d’années, possède un palmarès imposant. Sa participation à toutes les compétitions importantes -Jeux panaméricains, universitaires, du Commonwealth, championnats du monde- lui a donné une expérience dont elle tire profit à Los Angeles. Elle se forge une avance que ni les Américaines, ni les Chinoises, favorites pour l’emporter, ne parviennent à menacer. Première Canadienne de l’histoire à remporter une médaille d’or olympique en plongeon, Sylvie Bernier
devient une vedette instantanée au Québec. Cinq jours plus tard, le kayakiste montréalais Alwyn Morris
remporte une autre médaille pour le Canada. Après avoir gagné le bronze la veille sur 500 mètres avec son compatriote Hugh Fraser, Morris accède cette fois à la plus haute marche du podium. Toujours avec Fraser, il termine premier à l’épreuve du 1 000 mètres (K-2). Les photos de Morris, sourire aux lèvres et plume à la main, feront la une des journaux et la fierté de milliers de Canadiens d’origine amérindienne. Source : Cahier sports : La Presse, 6 août 1984, p.6. 11 août 1984, p.C1-C2.

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