Ouverture d’une conférence fédérale-provinciale à Ottawa

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

La délégation québécoise à cette conférence est la plus importante. Elle compte en effet dix représentants, alors que l’Ontario n’en compte que sept. Parmi les participants, notons la présence du premier ministre Maurice Duplessis, du trésorier de la province, Onésime Gagnon, et du ministre du Travail, Antonio Barrette. Il s’agit de la première conférence portant uniquement sur l’étude de la constitution canadienne depuis la Confédération. Parmi les principales requêtes québécoises, on retrouve d’abord la disparition du droit fédéral de désaveu et l’abolition des amendements fédéraux de 1949. Avant la conférence, le premier ministre Duplessis reçoit de nombreux appels et demandes de la part des Québécois afin de s’assurer qu’il conserve une position ferme, exigeant une plus grande autonomie pour les provinces. C’est d’ailleurs cette position que Duplessis défend dans ses discours : « Je crois fermement que le Canada doit être une fédération de provinces autonomes... D’aucuns se déclarent favorables à l’autonomie provinciale, mais ne partagent pas nos vues quand nous affirmons que l’autonomie provinciale ne saurait exister sans pouvoirs fiscaux indispensables et définis... ».La délégation québécoise à cette conférence est la plus importante. Elle compte en effet dix représentants, alors que l’Ontario n’en compte que sept. Parmi les participants, notons la présence du premier ministre Maurice Duplessis, du trésorier de la province, Onésime Gagnon, et du ministre du Travail, Antonio Barrette. Il s’agit de la première conférence portant uniquement sur l’étude de la constitution canadienne depuis la Confédération. Parmi les principales requêtes québécoises, on retrouve d’abord la disparition du droit fédéral de désaveu et l’abolition des amendements fédéraux de 1949. Avant la conférence, le premier ministre Duplessis reçoit de nombreux appels et demandes de la part des Québécois afin de s’assurer qu’il conserve une position ferme, exigeant une plus grande autonomie pour les provinces. C’est d’ailleurs cette position que Duplessis défend dans ses discours : « Je crois fermement que le Canada doit être une fédération de provinces autonomes... D’aucuns se déclarent favorables à l’autonomie provinciale, mais ne partagent pas nos vues quand nous affirmons que l’autonomie provinciale ne saurait exister sans pouvoirs fiscaux indispensables et définis... ». Source : Fernand Harvey et Peter Southam, Chronologie du Québec (1940-1971), Québec, Institut supérieur des sciences humaines, no 4, janvier 1972, p.54.

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