Ouverture de la convention annuelle du Congrès canadien du Travail à Québec

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Plusieurs hommes politiques prononcent des discours au cours de ce congrès qui dure du 16 au 20 octobre. Parmi eux, on retrouve le premier ministre du Québec, Maurice Duplessis
, son ministre du Travail, Antonio Barrette
, ainsi que son homologue fédéral, Humphrey Mitchell. Le président de la Commission des prix et du commerce en temps de guerre, Donald Gordon
, demande également au CCT de continuer à collaborer avec lui. Une résolution est adoptée en ce sens, le CCT s’engageant à faire « tout en son pouvoir pour éviter la grève ». Les délégués refusent toutefois d’appuyer un amendement interdisant la grève pendant la tenue de la guerre. Un autre sujet à l’agenda est la pertinence d’affilier le CCT au Co-operative Commonwealth Federation (CCF), un parti de gauche qui possède de solides assises dans l’Ouest du pays. Les Québécois sont peu attirés par cette perspective, ce qui amène le CCT à adopter une résolution de compromis, reconnaissant les affinités entre le mouvement ouvrier et le CCF, mais sans pour autant qu’il y ait affiliation. Par ailleurs, on adopte une résolution demandant « qu’il soit de plus résolu que nous recommandons au comité d’action politique et au prochain exécutif qu’il apporte une considération spéciale à l’établissement de comités d’action politique provinciaux et locaux aussitôt que le temps et les finances le permettront. »Plusieurs hommes politiques prononcent des discours au cours de ce congrès qui dure du 16 au 20 octobre. Parmi eux, on retrouve le premier ministre du Québec, Maurice Duplessis
, son ministre du Travail, Antonio Barrette
, ainsi que son homologue fédéral, Humphrey Mitchell. Le président de la Commission des prix et du commerce en temps de guerre, Donald Gordon
, demande également au CCT de continuer à collaborer avec lui. Une résolution est adoptée en ce sens, le CCT s’engageant à faire « tout en son pouvoir pour éviter la grève ». Les délégués refusent toutefois d’appuyer un amendement interdisant la grève pendant la tenue de la guerre. Un autre sujet à l’agenda est la pertinence d’affilier le CCT au Co-operative Commonwealth Federation (CCF), un parti de gauche qui possède de solides assises dans l’Ouest du pays. Les Québécois sont peu attirés par cette perspective, ce qui amène le CCT à adopter une résolution de compromis, reconnaissant les affinités entre le mouvement ouvrier et le CCF, mais sans pour autant qu’il y ait affiliation. Par ailleurs, on adopte une résolution demandant « qu’il soit de plus résolu que nous recommandons au comité d’action politique et au prochain exécutif qu’il apporte une considération spéciale à l’établissement de comités d’action politique provinciaux et locaux aussitôt que le temps et les finances le permettront. » Source : La Presse, 17 octobre 1944, p.3, 20 octobre 1944, p.3 et 27, 21 octobre 1944, p.47.

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