Ouverture des audiences de la Commission d’enquête sur les « trusts » au Québec

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Au Québec, comme à plusieurs endroits en Amérique, les citoyens manifestent fréquemment leur mécontentement contre les tarifs des compagnies de gaz et d’électricité. Les fusions de compagnies qui surviennent au cours des années 20 contribuent à alimenter ces critiques. La première cible de ces attaques est la Montreal, Heath, Light and Power qui, malgré ses profits élevés, n’abaisse que parcimonieusement ses tarifs. La campagne antitrust prend une telle ampleur que les compagnies commencent à diffuser de l’information pour dénoncer une possible nationalisation de l’électricité. Des journaux comme le « Montreal Herald » vont même à leur rescousse en publiant une série d’articles sur le sujet. L’affaire prend une nouvelle tournure en 1929 lorsqu’un dentiste de profession, Philippe Hamel
, décide d’approfondir la question pour démontrer que « les grandes compagnies d’électricité s’épaulent mutuellement et que les mêmes intérêts dominent une large part du domaine de l’électricité. » Hamel démontre que les tarifs sont trop élevés et conclut que la population est exploitée. Au même moment, Ernest Robitaille, qui publie une série d’articles dans « Le Devoir », arrive aux mêmes conclusions à l’aide des rapports annuels des compagnies. Le mouvement prenant de l’ampleur, le gouvernement crée, en 1934, une commission d’enquête pour étudier le sujet : la Commission Lapointe (du nom d’Ernest Lapointe
, un influent député libéral à la Chambre des communes). Celle-ci doit remettre un rapport dans les six mois suivants et aborder des sujets comme la nationalisation possible des compagnies et la municipalisation des réseaux urbains d’électricité. Dans son rapport, qui est rendu public en 1935, la commission conclura que la monopolisation de la distribution de l’électricité dans une région est une nécessité économique et qu’il y a eu dans ce domaine des cas de surcapitalisation et de subdivision du capital/action qui se sont faits sur le dos des consommateurs. Le gouvernement donnera suite au rapport en créant la Commission de l’électricité. Au Québec, comme à plusieurs endroits en Amérique, les citoyens manifestent fréquemment leur mécontentement contre les tarifs des compagnies de gaz et d’électricité. Les fusions de compagnies qui surviennent au cours des années 20 contribuent à alimenter ces critiques. La première cible de ces attaques est la Montreal, Heath, Light and Power qui, malgré ses profits élevés, n’abaisse que parcimonieusement ses tarifs. La campagne antitrust prend une telle ampleur que les compagnies commencent à diffuser de l’information pour dénoncer une possible nationalisation de l’électricité. Des journaux comme le « Montreal Herald » vont même à leur rescousse en publiant une série d’articles sur le sujet. L’affaire prend une nouvelle tournure en 1929 lorsqu’un dentiste de profession, Philippe Hamel
, décide d’approfondir la question pour démontrer que « les grandes compagnies d’électricité s’épaulent mutuellement et que les mêmes intérêts dominent une large part du domaine de l’électricité. » Hamel démontre que les tarifs sont trop élevés et conclut que la population est exploitée. Au même moment, Ernest Robitaille, qui publie une série d’articles dans « Le Devoir », arrive aux mêmes conclusions à l’aide des rapports annuels des compagnies. Le mouvement prenant de l’ampleur, le gouvernement crée, en 1934, une commission d’enquête pour étudier le sujet : la Commission Lapointe (du nom d’Ernest Lapointe
, un influent député libéral à la Chambre des communes). Celle-ci doit remettre un rapport dans les six mois suivants et aborder des sujets comme la nationalisation possible des compagnies et la municipalisation des réseaux urbains d’électricité. Dans son rapport, qui est rendu public en 1935, la commission conclura que la monopolisation de la distribution de l’électricité dans une région est une nécessité économique et qu’il y a eu dans ce domaine des cas de surcapitalisation et de subdivision du capital/action qui se sont faits sur le dos des consommateurs. Le gouvernement donnera suite au rapport en créant la Commission de l’électricité. Source : Le Devoir, 5 novembre 1934, p.1 et 3.

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