Ouverture du Sommet économique de Québec

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

La toile de fond de ce sommet n’est guère réjouissante pour le gouvernement. Vaincus par les Libéraux de Claude Ryan lors des élections partielles tenues dans Louis-Hébert et Saint-Laurent, les péquistes de René Lévesque doivent composer avec un lourd déficit que les groupes patronaux les pressent de réduire en coupant dans l’appareil gouvernemental. Au cours de ce sommet, le premier ministre René Lévesque
indique qu’il y a un « trou » de 700 millions de dollars dans les finances publiques. La solution envisagée par le gouvernement est de récupérer ce montant dans la masse salariale des employés du secteur public. Le ministre des Finances, Jacques Parizeau, déclare à cet effet : « Après la prodigieuse expansion des effectifs depuis 15 ans, il est temps que la productivité devienne une préoccupation plus que passagère de leur détermination. » Un bras-de-fer commence alors avec les centrales syndicales dont les chefs sont présents à Québec. Par ailleurs, pour relancer l’économie, le président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), Louis Laberge
, propose la mise sur pied d’un programme de construction de 50 000 logements. Cette suggestion mènera à la création du programme Corvée-Habitation, qui permettra à plusieurs acheteurs de maison d’obtenir une hypothèque à taux réduit. La naissance du Fonds de solidarité de la FTQ est également l’une des retombées de ce sommet.La toile de fond de ce sommet n’est guère réjouissante pour le gouvernement. Vaincus par les Libéraux de Claude Ryan lors des élections partielles tenues dans Louis-Hébert et Saint-Laurent, les péquistes de René Lévesque doivent composer avec un lourd déficit que les groupes patronaux les pressent de réduire en coupant dans l’appareil gouvernemental. Au cours de ce sommet, le premier ministre René Lévesque
indique qu’il y a un « trou » de 700 millions de dollars dans les finances publiques. La solution envisagée par le gouvernement est de récupérer ce montant dans la masse salariale des employés du secteur public. Le ministre des Finances, Jacques Parizeau, déclare à cet effet : « Après la prodigieuse expansion des effectifs depuis 15 ans, il est temps que la productivité devienne une préoccupation plus que passagère de leur détermination. » Un bras-de-fer commence alors avec les centrales syndicales dont les chefs sont présents à Québec. Par ailleurs, pour relancer l’économie, le président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), Louis Laberge
, propose la mise sur pied d’un programme de construction de 50 000 logements. Cette suggestion mènera à la création du programme Corvée-Habitation, qui permettra à plusieurs acheteurs de maison d’obtenir une hypothèque à taux réduit. La naissance du Fonds de solidarité de la FTQ est également l’une des retombées de ce sommet. Source : Le Devoir, 5 avril 1982, p.1 et 8, 6 avril 1982, p.1 et 8, 7 avril 1982, p.1-2, 8 et 8 avril 1982, p.1-2, 20.

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