Ouverture du Sommet sur l’enseignement supérieur au Québec

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

La décision du gouvernement libéral de hausser les droits de scolarité de 1625 $ sur 5 ans, à partir de l’automne 2012, suscite une levée de boucliers dans les universités et les cégeps québécois. Un mouvement de mobilisation d’une ampleur sans précédent - le « printemps érable » - perturbe les campus à travers la province, les étudiants réclamant l’annulation de cette augmentation considérée comme une atteinte à l’accessibilité aux études supérieures. La victoire du Parti québécois, aux élections du 4 septembre, change la donne. Le nouveau gouvernement s’engage à annuler la hausse et à tenir un sommet sur l’enseignement supérieur où plusieurs thèmes seront abordés (mode de financement, imputabilité des administrations, réflexion sur la mission des universités, etc.) La contestation s’apaise, mais les inquiétudes persistent, tant du côté des recteurs, qui réclament une augmentation du financement, que des étudiants qui exigent un gel des droits de scolarité, voire même une démarche vers la gratuité dans certains cas. Les craintes sont avivées quelques mois avant le sommet par l’annonce d’importantes coupures par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, Pierre Duchesne. De plus, en exprimant un préjugé favorable pour une indexation des droits de scolarité, le gouvernement en laisse plusieurs sur l’impression que cette décision est déjà prise. Des intervenants du monde universitaire, politique, syndical et économique sont réunis à Montréal les 24 et 25 février pour discuter de ces enjeux. Des engagements sont pris, comme la création d’un Conseil national des universités, la mise sur pied d’un groupe chargé de revoir les politiques de financement et d’un autre qui établira une politique de la recherche et de l’innovation. Un éventuel réinvestissement sur 7 ans est également confirmé, de même que l’indexation des droits de scolarité, une décision mal accueillie par les associations étudiantes. Le gouvernement se réjouit de la tournure des événements, mais les partis d’opposition expriment de fortes réserves à l’endroit de ce sommet qui, selon eux, ne règle pas les problèmes de fond des universités. Une manifestation étudiante, qui donne lieu à des altercations avec les policiers, a lieu lors de la journée de clôture. Considérant les faibles attentes à l’endroit de ce sommet de deux jours, les observateurs s’entendent pour dire qu’il s’est avéré profitable au gouvernement sur le plan politique. La décision du gouvernement libéral de hausser les droits de scolarité de 1625 $ sur 5 ans, à partir de l’automne 2012, suscite une levée de boucliers dans les universités et les cégeps québécois. Un mouvement de mobilisation d’une ampleur sans précédent - le « printemps érable » - perturbe les campus à travers la province, les étudiants réclamant l’annulation de cette augmentation considérée comme une atteinte à l’accessibilité aux études supérieures. La victoire du Parti québécois, aux élections du 4 septembre, change la donne. Le nouveau gouvernement s’engage à annuler la hausse et à tenir un sommet sur l’enseignement supérieur où plusieurs thèmes seront abordés (mode de financement, imputabilité des administrations, réflexion sur la mission des universités, etc.) La contestation s’apaise, mais les inquiétudes persistent, tant du côté des recteurs, qui réclament une augmentation du financement, que des étudiants qui exigent un gel des droits de scolarité, voire même une démarche vers la gratuité dans certains cas. Les craintes sont avivées quelques mois avant le sommet par l’annonce d’importantes coupures par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, Pierre Duchesne. De plus, en exprimant un préjugé favorable pour une indexation des droits de scolarité, le gouvernement en laisse plusieurs sur l’impression que cette décision est déjà prise. Des intervenants du monde universitaire, politique, syndical et économique sont réunis à Montréal les 24 et 25 février pour discuter de ces enjeux. Des engagements sont pris, comme la création d’un Conseil national des universités, la mise sur pied d’un groupe chargé de revoir les politiques de financement et d’un autre qui établira une politique de la recherche et de l’innovation. Un éventuel réinvestissement sur 7 ans est également confirmé, de même que l’indexation des droits de scolarité, une décision mal accueillie par les associations étudiantes. Le gouvernement se réjouit de la tournure des événements, mais les partis d’opposition expriment de fortes réserves à l’endroit de ce sommet qui, selon eux, ne règle pas les problèmes de fond des universités. Une manifestation étudiante, qui donne lieu à des altercations avec les policiers, a lieu lors de la journée de clôture. Considérant les faibles attentes à l’endroit de ce sommet de deux jours, les observateurs s’entendent pour dire qu’il s’est avéré profitable au gouvernement sur le plan politique. Source : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2013/02/25/001-sommet-enseignement-superieur-ouverture-premier-jour.shtml  ;
http://www.ledevoir.com/societe/education/371899/sommet-sur-l-enseignement-la-crise-sociale-est-derriere-nous-soutient-marois  ;
http://www.mesrst.gouv.qc.ca/sommet/

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...