Ouverture du caucus de l’Union nationale au Mont-Gabriel

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

La défaite de l’Union nationale lors de l’élection générale de novembre 1962 et les quatre échecs subis lors des élections partielles du 5 octobre nourrissent la grogne qui règne à l’intérieur du parti. Une autre controverse tenaille également l’Union nationale, celle du député Yves Gabias dont l’expulsion de l’Assemblée législative avait été votée en juillet pour des accusations non fondées contre le procureur général René Hamel. La presse reste plutôt discrète sur les discussions tenues au Mont Gabriel. Mais on apprendra plus tard que, malgré la contestation exprimée par certains membres, le leadership de Daniel Johnson semble s’être raffermi. Celui-ci profiterait notamment d’un appui plus clair de son rival à la course à la chefferie de 1961, Jean-Jacques Bertrand. Préparant ses troupes pour le début de la session parlementaire prévue pour le mois de janvier, Johnson décrit ainsi l’action que son parti compte entreprendre à l’Assemblée législative : « Notre but n’est pas d’empêcher le gouvernement d’agir, mais de le forcer à agir mieux, en mettant de l’ordre à la place du désordre, de la démocratie à la place du totalitarisme, de la logique et du bon sens à la place de la confusion et de l’improvisation. » La défaite de l’Union nationale lors de l’élection générale de novembre 1962 et les quatre échecs subis lors des élections partielles du 5 octobre nourrissent la grogne qui règne à l’intérieur du parti. Une autre controverse tenaille également l’Union nationale, celle du député Yves Gabias dont l’expulsion de l’Assemblée législative avait été votée en juillet pour des accusations non fondées contre le procureur général René Hamel. La presse reste plutôt discrète sur les discussions tenues au Mont Gabriel. Mais on apprendra plus tard que, malgré la contestation exprimée par certains membres, le leadership de Daniel Johnson semble s’être raffermi. Celui-ci profiterait notamment d’un appui plus clair de son rival à la course à la chefferie de 1961, Jean-Jacques Bertrand. Préparant ses troupes pour le début de la session parlementaire prévue pour le mois de janvier, Johnson décrit ainsi l’action que son parti compte entreprendre à l’Assemblée législative : « Notre but n’est pas d’empêcher le gouvernement d’agir, mais de le forcer à agir mieux, en mettant de l’ordre à la place du désordre, de la démocratie à la place du totalitarisme, de la logique et du bon sens à la place de la confusion et de l’improvisation. » Source : Le Devoir, 10 décembre 1964, p.15, 11 décembre 1964, p.1 et 12 décembre 1964, p.9.

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