Ouverture du congrès de fondation du Parti québécois

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Au cours de ce congrès, les 800 délégués font de René Lévesque
le premier chef du Parti québécois (PQ). On évalue qu’environ 625 d’entre eux adhéraient déjà au MSA alors que 175 autres délégués proviennent du RN. Contrairement au voeu de Lévesque qui préfère le nom Parti souveraineté du Québec, les membres se prononcent en faveur de Parti québécois (285 votes 460), un choix endossé par Gilles Grégoire. Lévesque déclarera à ce sujet : « Il faut porter le nom de notre parti avec dignité, sans commercialisme, c’est-à-dire jusqu’au jour de l’indépendance, alors que nous serons tous des Québécois. » Au cours de ce congrès qui dure plusieurs jours, de nombreux thèmes sont abordés. En plus de la réalisation de la souveraineté, qui est l’objectif premier du nouveau parti, on veut notamment faire du français la langue officielle du Québec, affirmer le respect des droits scolaires des anglophones et proposer une association économique avec le reste du Canada. Contrairement à ce que certains anticipaient, il semble en fin de compte y avoir eu peu de frictions entre les ex-membres du MSA et ceux du RN, bien que ces derniers soient considérés plus conservateurs socialement et économiquement. Quelques jours après ce congrès, le 26 octobre, Pierre Bourgault
, chef du Rassemblement pour l’Indépendance nationale (RIN), demandera la dissolution de son parti et invitera ses membres à se joindre à la formation de Lévesque. Le PQ participera à ses premières élections générales en avril 1970.Au cours de ce congrès, les 800 délégués font de René Lévesque
le premier chef du Parti québécois (PQ). On évalue qu’environ 625 d’entre eux adhéraient déjà au MSA alors que 175 autres délégués proviennent du RN. Contrairement au voeu de Lévesque qui préfère le nom Parti souveraineté du Québec, les membres se prononcent en faveur de Parti québécois (285 votes 460), un choix endossé par Gilles Grégoire. Lévesque déclarera à ce sujet : « Il faut porter le nom de notre parti avec dignité, sans commercialisme, c’est-à-dire jusqu’au jour de l’indépendance, alors que nous serons tous des Québécois. » Au cours de ce congrès qui dure plusieurs jours, de nombreux thèmes sont abordés. En plus de la réalisation de la souveraineté, qui est l’objectif premier du nouveau parti, on veut notamment faire du français la langue officielle du Québec, affirmer le respect des droits scolaires des anglophones et proposer une association économique avec le reste du Canada. Contrairement à ce que certains anticipaient, il semble en fin de compte y avoir eu peu de frictions entre les ex-membres du MSA et ceux du RN, bien que ces derniers soient considérés plus conservateurs socialement et économiquement. Quelques jours après ce congrès, le 26 octobre, Pierre Bourgault
, chef du Rassemblement pour l’Indépendance nationale (RIN), demandera la dissolution de son parti et invitera ses membres à se joindre à la formation de Lévesque. Le PQ participera à ses premières élections générales en avril 1970. Source : Le Devoir, 11 octobre 1968, p.1, 6-7, 15 octobre 1968, p.1 et 6.

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