Participation canadienne au débarquement en Normandie

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Parmi les milliers de soldats canadiens qui entrent en action, soulignons plusieurs régiments à forte concentration canadienne-française dont les Fusiliers Mont-Royal, le Régiment de Maisonneuve et le Régiment de la Chaudière. Un témoin du débarquement, Gérard Bouchard, raconte : « Pendant la traversée vers l’Angleterre, on n’avait pas tellement peur. La discipline était forte. Les bateaux et les avions qui nous escortaient nous rassuraient. J’ai participé au débarquement de Normandie, le 6 juin 1944. Cela faisait soixante jours que l’on se faisait réveiller la nuit pour « pratiquer ». Quand on est parti, on ne savait pas que c’était la vraie attaque. Au milieu de la Manche, ils nous ont dit que c’était pour vrai et « bonne chance ». On a serré les dents !...Le débarquement était fait sur une base de « sauts de grenouilles ». On débarquait, on devait courir 1000 pieds puis se creuser une tranchée de l’épaisseur de notre corps. Une deuxième vague passait par-dessus nous autres puis faisait pareil. Les bateaux de guerre pilonnaient le terrain en avant de nous pour nous protéger. Une troisième vague faisait la même chose puis on recommençait. On a gagné le terrain pas par pas. C’était l’enfer ! » Au prix de nombreuses vies humaines, les Canadiens progresseront de quelques dizaines de kilomètres quelques jours à peine après le débarquement.Parmi les milliers de soldats canadiens qui entrent en action, soulignons plusieurs régiments à forte concentration canadienne-française dont les Fusiliers Mont-Royal, le Régiment de Maisonneuve et le Régiment de la Chaudière. Un témoin du débarquement, Gérard Bouchard, raconte : « Pendant la traversée vers l’Angleterre, on n’avait pas tellement peur. La discipline était forte. Les bateaux et les avions qui nous escortaient nous rassuraient. J’ai participé au débarquement de Normandie, le 6 juin 1944. Cela faisait soixante jours que l’on se faisait réveiller la nuit pour « pratiquer ». Quand on est parti, on ne savait pas que c’était la vraie attaque. Au milieu de la Manche, ils nous ont dit que c’était pour vrai et « bonne chance ». On a serré les dents !...Le débarquement était fait sur une base de « sauts de grenouilles ». On débarquait, on devait courir 1000 pieds puis se creuser une tranchée de l’épaisseur de notre corps. Une deuxième vague passait par-dessus nous autres puis faisait pareil. Les bateaux de guerre pilonnaient le terrain en avant de nous pour nous protéger. Une troisième vague faisait la même chose puis on recommençait. On a gagné le terrain pas par pas. C’était l’enfer ! » Au prix de nombreuses vies humaines, les Canadiens progresseront de quelques dizaines de kilomètres quelques jours à peine après le débarquement. Source : Pierre Vennat, Les Héros oubliés, l’histoire inédite des militaires canadiens-français de la deuxième guerre mondiale, Montréal, Éditions du Méridien, 1998, 550 p. (citations extraites de) Danielle Dion-McKenna et Pierre Lalongé, Notre histoire, Montréal, Éd. du renouveau pédagogique, 1984, p.256. Don Gilmour, Achille Michaud, Pierre Turgeon, Le Canada : une histoire populaire de la Confédération à nos jours, Saint-Laurent, Fides, 2001, p.204-206.

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