Participation du Québec à une conférence sur l’éducation à Paris

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

La deuxième session de la Conférence élargie des ministres de l’Éducation des pays africains et malgaches d’expression française, qui se tient à Paris du 22 au 26 avril 1968, est la continuité de celle qui a eu lieu à Libreville en février 1968. La délégation québécoise est présidée par le ministre de l’Éducation, Jean-Guy Cardinal. Déjà échaudé par la participation d’une telle délégation à la conférence de Libreville, le gouvernement fédéral laisse clairement entrevoir son irritation. Sans aller jusqu’à rompre les relations entre Ottawa et Paris, le premier ministre Lester B. Pearson exprime dans une note envoyée en mai 1968 son regret que le gouvernement canadien n’ait pas été représenté à Paris. Déplorant que « le gouvernement français a pris sur lui de recevoir le ministre québécois à une conférence de pays indépendants, donc d’interpréter la constitution canadienne », Pearson exprime la désapprobation de son gouvernement contre un geste « qui n’est ni conforme aux usages internationaux, ni à la constitution canadienne ».La deuxième session de la Conférence élargie des ministres de l’Éducation des pays africains et malgaches d’expression française, qui se tient à Paris du 22 au 26 avril 1968, est la continuité de celle qui a eu lieu à Libreville en février 1968. La délégation québécoise est présidée par le ministre de l’Éducation, Jean-Guy Cardinal. Déjà échaudé par la participation d’une telle délégation à la conférence de Libreville, le gouvernement fédéral laisse clairement entrevoir son irritation. Sans aller jusqu’à rompre les relations entre Ottawa et Paris, le premier ministre Lester B. Pearson exprime dans une note envoyée en mai 1968 son regret que le gouvernement canadien n’ait pas été représenté à Paris. Déplorant que « le gouvernement français a pris sur lui de recevoir le ministre québécois à une conférence de pays indépendants, donc d’interpréter la constitution canadienne », Pearson exprime la désapprobation de son gouvernement contre un geste « qui n’est ni conforme aux usages internationaux, ni à la constitution canadienne ». Source : Louis Balthazar, Louis Bélanger, Gordon Mace et coll., Trente ans de politique extérieure du Québec, Centre québécois de relations internationales, Sillery, Septentrion, 1993, p.325-331. Claude Morin, L’art de l’impossible, la diplomatie québécoise depuis 1960, Montréal, Boréal, 1987, p.113-142.

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