Première de la pièce « Les Oranges sont vertes » de Claude Gauvreau

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

« Les Oranges sont vertes » se divise en quatre actes. L’action se déroule dans l’appartement privé de fenêtre du poète et critique Yvirnig, qui partage les lieux avec Mougnan, un personnage mystérieux dont la présence tout au long de la pièce crée un dédoublement parodique et grotesque de la figure du Poète. Essentiellement, cette pièce en est une de conversation ponctuée d’une multitude de micro-événements qui servent à alimenter un débat socio-esthétique. L’action reste minimale, saturée qu’elle est par l’aspect discursif dans lequel la parole poétique tient une large place. Yvirnig se refuse à toute compromission avec la société qu’il dénonce avec véhémence pour sa répression sexuelle et son autoritarisme, attitude qu’il attribue au clergé. On en retiendra une conception manichéenne du monde, une écriture violente et baroque où la radicalité du langage poétique de la modernité constitue une question viscérale de vie ou de mort.
Lorsque la pièce est montée en janvier 1972, la mise en scène est de Jean-Pierre Ronfard. En 1998, le Théâtre du nouveau monde (TNM) reprendra la pièce pour souligner le cinquantième anniversaire du Refus global dont Claude Gauvreau
était un des signataires. Lorraine Pintal assure alors la mise en scène.« Les Oranges sont vertes » se divise en quatre actes. L’action se déroule dans l’appartement privé de fenêtre du poète et critique Yvirnig, qui partage les lieux avec Mougnan, un personnage mystérieux dont la présence tout au long de la pièce crée un dédoublement parodique et grotesque de la figure du Poète. Essentiellement, cette pièce en est une de conversation ponctuée d’une multitude de micro-événements qui servent à alimenter un débat socio-esthétique. L’action reste minimale, saturée qu’elle est par l’aspect discursif dans lequel la parole poétique tient une large place. Yvirnig se refuse à toute compromission avec la société qu’il dénonce avec véhémence pour sa répression sexuelle et son autoritarisme, attitude qu’il attribue au clergé. On en retiendra une conception manichéenne du monde, une écriture violente et baroque où la radicalité du langage poétique de la modernité constitue une question viscérale de vie ou de mort.
Lorsque la pièce est montée en janvier 1972, la mise en scène est de Jean-Pierre Ronfard. En 1998, le Théâtre du nouveau monde (TNM) reprendra la pièce pour souligner le cinquantième anniversaire du Refus global dont Claude Gauvreau
était un des signataires. Lorraine Pintal assure alors la mise en scène. Source : Gilbert David, « Les Oranges sont vertes », Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec (1940-1959), Tome III, Montréal, Fides, 1982, p. 628-631. Michel Laurin (dir.), Anthologie de la littérature québécoise, Montréal, CEC, 1996, 320 p.

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