Première de la pièce de théâtre « À toi pour toujours ta Marie-Lou » de Michel Tremblay

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

La pièce de Tremblay se déroule sur deux tableaux. Le premier réunit le couple formé de Marie-Lou et Léopold et le second les soeurs Carmen et Manon. Marie-Lou et Léopold qui parlent d’un quotidien banal (les repas, le travail, la sexualité) ne réussissent jamais à communiquer véritablement, sauf dans la scène finale où Léopold propose à sa femme une balade en voiture. La fin laisse supposer un accord parfait dans une entente de suicide. Pour leur part, Manon et Carmen doivent prendre en main leur destinée, car elles partagent le même héritage pitoyable, les mêmes atavismes. À ce stade, les deux soeurs choisissent des voies différentes. Manon s’accroche à une fidélité malsaine au passé, cherche désespérément à reproduire l’image maternelle alors que, elle le sait depuis longtemps, elle ressemble surtout à son père. Carmen, elle, décide de faire table rase d’un mode de vie péniblement subi et stérile. À la soumission elle préfère le pari de la liberté et essaie de faire sortir sa soeur de ce cercle vicieux. Se rendant compte de son échec après de multiples tentatives, elle quitte Manon. La pièce de Tremblay se déroule sur deux tableaux. Le premier réunit le couple formé de Marie-Lou et Léopold et le second les soeurs Carmen et Manon. Marie-Lou et Léopold qui parlent d’un quotidien banal (les repas, le travail, la sexualité) ne réussissent jamais à communiquer véritablement, sauf dans la scène finale où Léopold propose à sa femme une balade en voiture. La fin laisse supposer un accord parfait dans une entente de suicide. Pour leur part, Manon et Carmen doivent prendre en main leur destinée, car elles partagent le même héritage pitoyable, les mêmes atavismes. À ce stade, les deux soeurs choisissent des voies différentes. Manon s’accroche à une fidélité malsaine au passé, cherche désespérément à reproduire l’image maternelle alors que, elle le sait depuis longtemps, elle ressemble surtout à son père. Carmen, elle, décide de faire table rase d’un mode de vie péniblement subi et stérile. À la soumission elle préfère le pari de la liberté et essaie de faire sortir sa soeur de ce cercle vicieux. Se rendant compte de son échec après de multiples tentatives, elle quitte Manon. Source : Luc Bouvier et Max Roy, La Littérature québécoise du XXe siècle, Montréal, Guérin, 1996, 499 p. Jean-Cléo Godin, « À toi, pour toujours, ta Marie-Lou », Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec (1960-1969), Tome IV, Montréal, Fides, 1984, p.45-48. L’encyclopédie du Canada : tome 3, Montréal, Stanké, 1987, p.2003.

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