Présentation d’excuses officielles aux « orphelins de Duplessis »

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Devant le refus des représentants de l’Église de s’excuser à leur tour, plusieurs membres du groupe manifestent pour sensibiliser la population et dénoncer l’indifférence de certains organismes à leur cause. Les « orphelins de Duplessis » sont, pour la plupart, des enfants illégitimes ou abandonnés qui ont vécu dans des institutions québécoises tenues par des communautés religieuses entre les années 1930 et 1960. Leurs demandes sont axées essentiellement sur une reconnaissance des mauvais traitements qu’ils ont subis et le versement d’un montant compensatoire de la part des institutions impliquées. L’offre faite par le gouvernement en mars 1999 constitue un pas dans cette direction, même si les « orphelins » la rejetteront. Le porte-parole du groupe, Bruno Roy, réagit vigoureusement à la proposition des autorités : « Nous ne voulons plus nous laisser humilier. Un fonds d’aide, c’est une abstraction et ça ne peut en rien être assimilé à des compensations. Nous soutenir, ce n’est pas réparer les torts. Nous vivons dans un régime de droit dont nous sommes encore une fois les grands exclus. »Devant le refus des représentants de l’Église de s’excuser à leur tour, plusieurs membres du groupe manifestent pour sensibiliser la population et dénoncer l’indifférence de certains organismes à leur cause. Les « orphelins de Duplessis » sont, pour la plupart, des enfants illégitimes ou abandonnés qui ont vécu dans des institutions québécoises tenues par des communautés religieuses entre les années 1930 et 1960. Leurs demandes sont axées essentiellement sur une reconnaissance des mauvais traitements qu’ils ont subis et le versement d’un montant compensatoire de la part des institutions impliquées. L’offre faite par le gouvernement en mars 1999 constitue un pas dans cette direction, même si les « orphelins » la rejetteront. Le porte-parole du groupe, Bruno Roy, réagit vigoureusement à la proposition des autorités : « Nous ne voulons plus nous laisser humilier. Un fonds d’aide, c’est une abstraction et ça ne peut en rien être assimilé à des compensations. Nous soutenir, ce n’est pas réparer les torts. Nous vivons dans un régime de droit dont nous sommes encore une fois les grands exclus. » Source : Le Devoir, 5 mars 1999, p.A1. L’Encyclopédie du Canada : édition 2000, Montréal, Stanké, 2000, p.1777.

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