Présentation du manifeste des dix-huit

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

En huit points, les « dix-huit » dénoncent le traité de réciprocité et manifestent leur crainte d’une perte d’autonomie pour le Canada. Dans le point huit, ils avancent que : « La rupture du traité de 1854 et la création d’un tarif de protection par les États-Unis (...) à fait naître dans quelques esprits le projet d’une annexion au moment où le Canada était composé en grande partie d’enfants du sol ou d’Anglais ; il sera difficile dans quelques années d’enrayer le mouvement d’annexion attendu que le Canada sera alors habité par des millions de nouveaux venus et que le choix à faire entre une rupture commerciale ou l’union politique sera problématique et par ce fait l’autonomie sera mise en danger. » De plus, les signataires craignent pour le futur développement économique du Canada. « La liberté d’action du Canada en ce qui regarde son tarif et ses moyens de commerce serait diminuée et (...) le pays se trouverait dans l’impossibilité de travailler au développement de ses ressources par ses moyens et par son peuple. » La campagne contre le libre-échange avec les États-Unis est ponctuée de nombreuses déclarations fracassantes dénonçant le sort qui attend le Canada en cas d’adoption de la réciprocité. Le chef conservateur, Robert Borden, déclare par exemple que « La réciprocité fera du Canada un appendice des États-Unis. » L’écrivain Stephen Leacock se fait plus sarcastique, écrivant : « La gueule vorace de l’industrie américaine est largement ouverte, l’oeil insatiable des trusts cherche de nouveaux champs à l’étranger. (...) Et pendant ce temps, souriez, si vous le pouvez, avec le sourire stupide de l’idiot content d’avoir vendu une caisse de patates au marché de Boston. Serrez bien fort les cinq sous de profit octroyés par les Yankees. Vous avez intérêt à les couver. Vous avez cédé votre récolte contre votre avenir et vos droits sur votre pays. » En huit points, les « dix-huit » dénoncent le traité de réciprocité et manifestent leur crainte d’une perte d’autonomie pour le Canada. Dans le point huit, ils avancent que : « La rupture du traité de 1854 et la création d’un tarif de protection par les États-Unis (...) à fait naître dans quelques esprits le projet d’une annexion au moment où le Canada était composé en grande partie d’enfants du sol ou d’Anglais ; il sera difficile dans quelques années d’enrayer le mouvement d’annexion attendu que le Canada sera alors habité par des millions de nouveaux venus et que le choix à faire entre une rupture commerciale ou l’union politique sera problématique et par ce fait l’autonomie sera mise en danger. » De plus, les signataires craignent pour le futur développement économique du Canada. « La liberté d’action du Canada en ce qui regarde son tarif et ses moyens de commerce serait diminuée et (...) le pays se trouverait dans l’impossibilité de travailler au développement de ses ressources par ses moyens et par son peuple. » La campagne contre le libre-échange avec les États-Unis est ponctuée de nombreuses déclarations fracassantes dénonçant le sort qui attend le Canada en cas d’adoption de la réciprocité. Le chef conservateur, Robert Borden, déclare par exemple que « La réciprocité fera du Canada un appendice des États-Unis. » L’écrivain Stephen Leacock se fait plus sarcastique, écrivant : « La gueule vorace de l’industrie américaine est largement ouverte, l’oeil insatiable des trusts cherche de nouveaux champs à l’étranger. (...) Et pendant ce temps, souriez, si vous le pouvez, avec le sourire stupide de l’idiot content d’avoir vendu une caisse de patates au marché de Boston. Serrez bien fort les cinq sous de profit octroyés par les Yankees. Vous avez intérêt à les couver. Vous avez cédé votre récolte contre votre avenir et vos droits sur votre pays. » Source : Le Devoir, 20 février 1911, p.3. Craig Brown (sous la direction de), Histoire générale du Canada, Montréal, Boréal, 1990, p.482-488.

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