Présentation du premier discours du Trône depuis l’accession de Paul Martin au poste de premier ministre du Canada

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Même si le discours du Trône constitue un énoncé de politique assez général, quelques propositions précises sont formulées, dont l’annonce du remboursement complet de la Taxe sur les produits et services (TPS) que défraient les municipalités pour leurs achats. La mesure est estimée à 7 milliards de dollars sur 10 ans, ce qui, pour une ville comme Montréal, pourrait signifier des revenus de 30 millions en 2004. Les élus municipaux réagissent positivement à la nouvelle. On ne peut en dire autant du ministre québécois des Affaires intergouvernementales, Benoît Pelletier, qui s’interroge sur les intentions du premier ministre : « C’est suffisamment vague pour préoccuper les provinces et justifier notre vigilance. C’est un discours inquiétant dans lequel on sent les tentations d’empiètement du fédéral. » D’autres thèmes sont abordés comme les soins de santé et le versement des prêts et bourses aux étudiants de niveau post-secondaire. La gouverneure-générale parle aussi de réformer la démocratie parlementaire : « L’un des éléments de cette réforme est un nombre sensiblement plus grand de votes libres, ce qui permettrait aux députés de mieux faire valoir les opinions de leurs commettants lorsqu’ils le jugent à propos. » Enfin, sur le plan politique, le visage de la future équipe libérale se précise à l’approche de la campagne électorale prévue pour le printemps. La semaine est particulièrement mouvementée avec l’annonce du départ de l’ex-ministre Martin Cauchon et le retour en politique de l’ex-député libéral et bloquiste Jean Lapierre, considéré par la presse comme un des candidats de prestige du Parti libéral (PLC). 

Même si le discours du Trône constitue un énoncé de politique assez général, quelques propositions précises sont formulées, dont l’annonce du remboursement complet de la Taxe sur les produits et services (TPS) que défraient les municipalités pour leurs achats. La mesure est estimée à 7 milliards de dollars sur 10 ans, ce qui, pour une ville comme Montréal, pourrait signifier des revenus de 30 millions en 2004. Les élus municipaux réagissent positivement à la nouvelle. On ne peut en dire autant du ministre québécois des Affaires intergouvernementales, Benoît Pelletier, qui s’interroge sur les intentions du premier ministre : « C’est suffisamment vague pour préoccuper les provinces et justifier notre vigilance. C’est un discours inquiétant dans lequel on sent les tentations d’empiètement du fédéral. » D’autres thèmes sont abordés comme les soins de santé et le versement des prêts et bourses aux étudiants de niveau post-secondaire. La gouverneure-générale parle aussi de réformer la démocratie parlementaire : « L’un des éléments de cette réforme est un nombre sensiblement plus grand de votes libres, ce qui permettrait aux députés de mieux faire valoir les opinions de leurs commettants lorsqu’ils le jugent à propos. » Enfin, sur le plan politique, le visage de la future équipe libérale se précise à l’approche de la campagne électorale prévue pour le printemps. La semaine est particulièrement mouvementée avec l’annonce du départ de l’ex-ministre Martin Cauchon et le retour en politique de l’ex-député libéral et bloquiste Jean Lapierre, considéré par la presse comme un des candidats de prestige du Parti libéral (PLC). 

Source : Le Devoir, 3 février 2004, p.1, A3 et A8. La Presse, 3 février 2004, p.1, A2-A3.

Voir en ligne : http://bilan3.usherbrooke.ca/bilan/...