Proclamation royale de la nouvelle Constitution du Canada

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Avant le référendum de 1980, le premier ministre du Canada, Pierre Elliott Trudeau
, promettait des changements au fédéralisme, affirmant qu’une victoire du Non entraînerait un renouvellement de la Constitution canadienne. Après la défaite du Oui, Trudeau réitère le désir de rapatrier la Constitution en y incluant une charte des droits et libertés et en insérant le principe de la péréquation entre les provinces. Les négociations mènent à une entente à laquelle toutes les provinces, sauf le Québec, acceptent de participer. Le jour de la Proclamation royale, environ 30 000 personnes se rendent sur la colline parlementaire. Le reine Elisabeth II est présente ainsi que de nombreux dignitaires dont les trois Québécois qui signent le document : le premier ministre Trudeau, le ministre de la Justice, Jean Chrétien, et le registraire général André Ouellet. Pour le premier ministre : « ce que nous célébrons aujourd’hui n’est pas un couronnement de nos travaux mais le renouvellement de nos espoirs. Cette cérémonie ne signale pas la fin de nos efforts, mais le début d’une ère nouvelle. » Désireux de rassurer ses compatriotes québécois quant aux conséquences de cet événement, il ajoute : « Or l’histoire montrera qu’avec les garanties inscrites dans la charte des droits et libertés, jointes à une formule d’amendement qui permet au Québec de se retirer, avec pleine compensation financière, de toute entente constitutionnelle touchant la langue et la culture, rien de ce qui fait l’originalité du Québec n’a été sacrifié. » Amer, le premier ministre du Québec, René Lévesque, parle pour sa part de la Constitution comme « celle des autres, pour un pays qui est plus que jamais le pays des autres, dans lequel on n’aurait plus d’autre place, que de plus en plus réduite, de plus en plus dépendante ; la place d’une colonie plus ligotée que jamais. Cette place, nous la refusons et la refuserons toujours. »Avant le référendum de 1980, le premier ministre du Canada, Pierre Elliott Trudeau
, promettait des changements au fédéralisme, affirmant qu’une victoire du Non entraînerait un renouvellement de la Constitution canadienne. Après la défaite du Oui, Trudeau réitère le désir de rapatrier la Constitution en y incluant une charte des droits et libertés et en insérant le principe de la péréquation entre les provinces. Les négociations mènent à une entente à laquelle toutes les provinces, sauf le Québec, acceptent de participer. Le jour de la Proclamation royale, environ 30 000 personnes se rendent sur la colline parlementaire. Le reine Elisabeth II est présente ainsi que de nombreux dignitaires dont les trois Québécois qui signent le document : le premier ministre Trudeau, le ministre de la Justice, Jean Chrétien, et le registraire général André Ouellet. Pour le premier ministre : « ce que nous célébrons aujourd’hui n’est pas un couronnement de nos travaux mais le renouvellement de nos espoirs. Cette cérémonie ne signale pas la fin de nos efforts, mais le début d’une ère nouvelle. » Désireux de rassurer ses compatriotes québécois quant aux conséquences de cet événement, il ajoute : « Or l’histoire montrera qu’avec les garanties inscrites dans la charte des droits et libertés, jointes à une formule d’amendement qui permet au Québec de se retirer, avec pleine compensation financière, de toute entente constitutionnelle touchant la langue et la culture, rien de ce qui fait l’originalité du Québec n’a été sacrifié. » Amer, le premier ministre du Québec, René Lévesque, parle pour sa part de la Constitution comme « celle des autres, pour un pays qui est plus que jamais le pays des autres, dans lequel on n’aurait plus d’autre place, que de plus en plus réduite, de plus en plus dépendante ; la place d’une colonie plus ligotée que jamais. Cette place, nous la refusons et la refuserons toujours. » Source : Le Devoir, 19 avril 1982, p.1-3,14.

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