Publication d’un manifeste contre le règlement 17

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

L’écriture de ce manifeste survient peu de temps après que les tribunaux ontariens eurent rejeté l’injonction contre la commission nommée par le gouvernement. Cette injonction avait été prise par la commission scolaire élue et appuyée par l’Association canadienne-française d’Éducation de l’Ontario. Loin de renforcer la position des Franco-Ontariens, le jugement du tribunal ne change rien à l’annonce de la suppression des brevets d’enseignement des instituteurs et institutrices continuant d’enseigner le français ou en français, contrairement à ce que stipule le règlement 17. Cette situation amène Philippe Landry
à écrire un manifeste qui est publié dans le journal « Le Droit », le 2 décembre 1915. Il le termine ainsi :
« Nous n’abandonnons pas la lutte ; au contraire, nous la pousserons jusqu’au bout et jusqu’à ses dernières conséquences, car nous voulons savoir, en fin de compte, si l’Acte de la Confédération a été pour tous un pacte d’honneur ou pour nous un piège d’infamie. Nous appartenons à une race qui veut vivre et qui vivra quand même. » Cet extrait du manifeste a une portée considérable puisque Philippe Landry
est un sénateur conservateur et qu’il préside même la chambre haute fédérale.L’écriture de ce manifeste survient peu de temps après que les tribunaux ontariens eurent rejeté l’injonction contre la commission nommée par le gouvernement. Cette injonction avait été prise par la commission scolaire élue et appuyée par l’Association canadienne-française d’Éducation de l’Ontario. Loin de renforcer la position des Franco-Ontariens, le jugement du tribunal ne change rien à l’annonce de la suppression des brevets d’enseignement des instituteurs et institutrices continuant d’enseigner le français ou en français, contrairement à ce que stipule le règlement 17. Cette situation amène Philippe Landry
à écrire un manifeste qui est publié dans le journal « Le Droit », le 2 décembre 1915. Il le termine ainsi :
« Nous n’abandonnons pas la lutte ; au contraire, nous la pousserons jusqu’au bout et jusqu’à ses dernières conséquences, car nous voulons savoir, en fin de compte, si l’Acte de la Confédération a été pour tous un pacte d’honneur ou pour nous un piège d’infamie. Nous appartenons à une race qui veut vivre et qui vivra quand même. » Cet extrait du manifeste a une portée considérable puisque Philippe Landry
est un sénateur conservateur et qu’il préside même la chambre haute fédérale. Source : Robert Rumilly, Histoire de la province de Québec : Philippe Landry, Montréal, Éditions Bernard Valiquette, 1946, p.128-129.

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...