Publication d’un sondage par le Conseil du patronat du Québec

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Le débat linguistique est relancé lorsque le gouvernement du Parti québécois fait part de son intention de revoir « certaines modalités » d’application de la Charte de la langue française. Pendant l’été 1983, le CPQ effectue, en collaboration avec la firme de recherche SECOR, un important sondage auprès de ses membres corporatifs. Les résultats, rendus publics le 12 octobre et soumis subséquemment à une commission parlementaire, sont on ne peut plus explicites. Environ 98 % des chefs d’entreprise ayant participé réclament des modifications aux dispositions de la Loi 101 en ce qui a trait à la langue d’enseignement. Le sondage révèle également que les entreprises de tradition francophone éprouvent une quantité de problèmes dans l’application de la Loi 101 : coûts élevés, excès de zèle des fonctionnaires de la Commission de surveillance, règlements tatillons, sinon inutiles, etc. Le 15 novembre de la même année, le gouvernement fera son nid, mais pas dans le sens des attentes du patronat. Quelque temps plus tard, en juillet 1984, le CPQ exprimera sa satisfaction devant la décision de la Cour suprême qui confirme que les dispositions de la Loi 101 relatives à la langue d’enseignement ne sont pas légitimes. Ce verdict incitera le CPQ à revenir à la charge, cette fois sur la question de l’affichage. Cet appel à « l’ouverture » ne sera pas entendu... Cependant, le CPQ se réjouira lorsque, le 15 décembre 1988, la Cour suprême lui donnera raison : « La décision de la Cour suprême (après celle, favorable, de la Cour d’appel) qui confirme le droit à l’affichage bilingue au Québec est une décision importante en faveur de la liberté d’expression » (CPQ, 15 décembre 1988). Le débat linguistique est relancé lorsque le gouvernement du Parti québécois fait part de son intention de revoir « certaines modalités » d’application de la Charte de la langue française. Pendant l’été 1983, le CPQ effectue, en collaboration avec la firme de recherche SECOR, un important sondage auprès de ses membres corporatifs. Les résultats, rendus publics le 12 octobre et soumis subséquemment à une commission parlementaire, sont on ne peut plus explicites. Environ 98 % des chefs d’entreprise ayant participé réclament des modifications aux dispositions de la Loi 101 en ce qui a trait à la langue d’enseignement. Le sondage révèle également que les entreprises de tradition francophone éprouvent une quantité de problèmes dans l’application de la Loi 101 : coûts élevés, excès de zèle des fonctionnaires de la Commission de surveillance, règlements tatillons, sinon inutiles, etc. Le 15 novembre de la même année, le gouvernement fera son nid, mais pas dans le sens des attentes du patronat. Quelque temps plus tard, en juillet 1984, le CPQ exprimera sa satisfaction devant la décision de la Cour suprême qui confirme que les dispositions de la Loi 101 relatives à la langue d’enseignement ne sont pas légitimes. Ce verdict incitera le CPQ à revenir à la charge, cette fois sur la question de l’affichage. Cet appel à « l’ouverture » ne sera pas entendu... Cependant, le CPQ se réjouira lorsque, le 15 décembre 1988, la Cour suprême lui donnera raison : « La décision de la Cour suprême (après celle, favorable, de la Cour d’appel) qui confirme le droit à l’affichage bilingue au Québec est une décision importante en faveur de la liberté d’expression » (CPQ, 15 décembre 1988). Source : Ghislain Dufour, Ghislain Dufour témoigne des 30 ans du CPQ : le Conseil du patronat du Québec : 30 ans au coeur de l’action 1969-1999, Coll. « Les affaires », Montréal, Transcontinental, 2000, p.183 à 185.

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