Publication d’une lettre de l’archevêque de Québec, le cardinal Rodrigue Villeneuve

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Cette lettre interdit aux fidèles d’allier les pratiques extérieures de la religion aux manifestations politiques du Crédit social. Elle fait suite au dépôt du rapport qu’une commission de théologiens, présidée par le père Joseph-Papin Archambault
, avait remis aux évêques au sujet du Crédit social en novembre 1939. Comme l’écrit l’archevêque Villeneuve : « Il ne m’est pas possible d’abandonner aux gens simples d’impression que le Crédit Social est une confrérie de dévots (...) Tout le monde sait l’amour que l’Église porte au peuple, en particulier aux travailleurs. Je crois moi-même avoir donné des preuves de ma sollicitude à cet égard. Voilà pourquoi, je me vois obligé de ne pas paraître couvrir du manteau de l’Église ceux qui voudraient conduire le peuple à l’aventure. (...) à l’égard du Crédit Social, préconisé dans notre province, on peut distinguer trois aspects : une théorie économique, un parti politique en formation et enfin, des imprimés. (...) Quand les créditistes cesseront de jouer à la religion et qu’ils établiront clairement leur doctrine, alors, s’il y a lieu, on donnera l’appréciation voulue à leurs théories. » Cette lettre interdit aux fidèles d’allier les pratiques extérieures de la religion aux manifestations politiques du Crédit social. Elle fait suite au dépôt du rapport qu’une commission de théologiens, présidée par le père Joseph-Papin Archambault
, avait remis aux évêques au sujet du Crédit social en novembre 1939. Comme l’écrit l’archevêque Villeneuve : « Il ne m’est pas possible d’abandonner aux gens simples d’impression que le Crédit Social est une confrérie de dévots (...) Tout le monde sait l’amour que l’Église porte au peuple, en particulier aux travailleurs. Je crois moi-même avoir donné des preuves de ma sollicitude à cet égard. Voilà pourquoi, je me vois obligé de ne pas paraître couvrir du manteau de l’Église ceux qui voudraient conduire le peuple à l’aventure. (...) à l’égard du Crédit Social, préconisé dans notre province, on peut distinguer trois aspects : une théorie économique, un parti politique en formation et enfin, des imprimés. (...) Quand les créditistes cesseront de jouer à la religion et qu’ils établiront clairement leur doctrine, alors, s’il y a lieu, on donnera l’appréciation voulue à leurs théories. » Source : Le Devoir, 8 novembre 1941, p.3.

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