Publication d’une lettre demandant la démission du ministre Yves Bolduc

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Après la défaite du Parti libéral du Québec (PLQ) aux élections générales de septembre 2012, l’ex-ministre de la Santé Yves Bolduc, maintenant dans l’opposition, reprend la pratique de la médecine en même temps qu’il siège à l’Assemblée nationale. Cette situation prend fin lorsque les libéraux reprennent le pouvoir, en avril 2014, et que Bolduc est nommé ministre de l’Éducation. Au printemps 2014, on dévoile que, pendant ces 19 mois, celui-ci aurait touché, en plus de son salaire de député et de médecin, une prime de 215 000$ pour avoir pris 1600 patients à sa charge. Cette révélation suscite de nombreuses réactions. Certains déplorent le montant de cette prime, d’autres le fait qu’elle ait été versée malgré une prise en charge des patients aussi courte. Des observateurs s’interrogent aussi sur la pertinence d’un cumul de deux fonctions aussi exigeantes. Enfin, certains soulignent le fait que c’est Bolduc lui-même, alors qu’il était ministre de la Santé, qui avait fait adopter l’entente permettant une telle prime. Le 7 juillet, l’ex-ministre libéral Claude Castonguay, considéré comme le père du régime québécois d’assurance-maladie, fait publier une lettre dans laquelle il exige la démission de Bolduc : « c’est clair qu’il a utilisé le système pour obtenir le maximum en donnant le minimum en retour ». Ce dernier défend sa situation en disant qu’il était soumis aux mêmes règles que les autres, qu’il était capable de combiner sa pratique de médecin et son travail de député et qu’il ne pouvait savoir que des élections seraient déclenchées aussi hâtivement. Le premier ministre Philippe Couillard, lui-même médecin, parle de « grande tempête dans un verre d’eau » pour décrire la situation. Toutefois, la controverse s’amplifie avec la démission de six directeurs régionaux de la santé publique qui, à la suite d’une directive du gouvernement, se voient interdire de combiner des actes médicaux à leurs tâches administratives. Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, se porte à la défense de Bolduc et tient des propos sévères à l’endroit de Claude Castonguay qui, en retour, le qualifie de « grossier personnage ». Le premier ministre intervient quelques jours plus tard et demande à tous de « baisser le ton un peu dans ce débat ». Le 16 juillet, Bolduc annonce qu’il remboursera les sommes que la Régie de l’assurance maladie du Québec lui demandera de retourner pour les patients qu’il n’a pas couverts plus de 12 mois, en plus d’une somme équivalente qu’il versera à une oeuvre de charité. « L’affaire Bolduc » ne prend toutefois pas fin avec cette annonce. D’une part, l’opposition continue de réclamer la démission du ministre. De l’autre, plusieurs entrevoient des difficultés pour ce dernier lorsqu’il devra, comme ministre de l’Éducation, demander aux gens relevant de son ministère de se soumettre aux mesures d’austérité que son gouvernement compte mettre de l’avant. Après la défaite du Parti libéral du Québec (PLQ) aux élections générales de septembre 2012, l’ex-ministre de la Santé Yves Bolduc, maintenant dans l’opposition, reprend la pratique de la médecine en même temps qu’il siège à l’Assemblée nationale. Cette situation prend fin lorsque les libéraux reprennent le pouvoir, en avril 2014, et que Bolduc est nommé ministre de l’Éducation. Au printemps 2014, on dévoile que, pendant ces 19 mois, celui-ci aurait touché, en plus de son salaire de député et de médecin, une prime de 215 000$ pour avoir pris 1600 patients à sa charge. Cette révélation suscite de nombreuses réactions. Certains déplorent le montant de cette prime, d’autres le fait qu’elle ait été versée malgré une prise en charge des patients aussi courte. Des observateurs s’interrogent aussi sur la pertinence d’un cumul de deux fonctions aussi exigeantes. Enfin, certains soulignent le fait que c’est Bolduc lui-même, alors qu’il était ministre de la Santé, qui avait fait adopter l’entente permettant une telle prime. Le 7 juillet, l’ex-ministre libéral Claude Castonguay, considéré comme le père du régime québécois d’assurance-maladie, fait publier une lettre dans laquelle il exige la démission de Bolduc : « c’est clair qu’il a utilisé le système pour obtenir le maximum en donnant le minimum en retour ». Ce dernier défend sa situation en disant qu’il était soumis aux mêmes règles que les autres, qu’il était capable de combiner sa pratique de médecin et son travail de député et qu’il ne pouvait savoir que des élections seraient déclenchées aussi hâtivement. Le premier ministre Philippe Couillard, lui-même médecin, parle de « grande tempête dans un verre d’eau » pour décrire la situation. Toutefois, la controverse s’amplifie avec la démission de six directeurs régionaux de la santé publique qui, à la suite d’une directive du gouvernement, se voient interdire de combiner des actes médicaux à leurs tâches administratives. Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, se porte à la défense de Bolduc et tient des propos sévères à l’endroit de Claude Castonguay qui, en retour, le qualifie de « grossier personnage ». Le premier ministre intervient quelques jours plus tard et demande à tous de « baisser le ton un peu dans ce débat ». Le 16 juillet, Bolduc annonce qu’il remboursera les sommes que la Régie de l’assurance maladie du Québec lui demandera de retourner pour les patients qu’il n’a pas couverts plus de 12 mois, en plus d’une somme équivalente qu’il versera à une oeuvre de charité. « L’affaire Bolduc » ne prend toutefois pas fin avec cette annonce. D’une part, l’opposition continue de réclamer la démission du ministre. De l’autre, plusieurs entrevoient des difficultés pour ce dernier lorsqu’il devra, comme ministre de l’Éducation, demander aux gens relevant de son ministère de se soumettre aux mesures d’austérité que son gouvernement compte mettre de l’avant. Source : http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/2014/07/16/002-yves-bolduc-ramq-remboursement-primes.shtml  ;
http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201407/10/01-4782817-philippe-couillard-rappelle-a-lordre-les-ministres-bolduc-et-barrette.php  ;
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/412820/claude-castonguay-reclame-la-demission-d-yves-bolduc  ;
http://www.lapresse.ca/debats/votre-opinion/201407/06/01-4781588-claude-castonguay-le-ministre-bolduc-doit-demissionner.php

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...