Publication d’une lettre pastorale des évêques du Québec

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Le document, qui préconise des réformes fondamentales, marque l’acceptation par l’Église québécoise du fait de l’industrialisation et des problèmes sociaux qui en découlent. Les évêques affirment notamment dans cette lettre que « la ville et le travail industriel ne sont pas en dehors du plan de Dieu et ne conduisent pas fatalement au matérialisme et à la déchristianisation des âmes. Le milieu ouvrier et industriel peut être sanctificateur. La religion doit être le fondement indispensable de toute restauration de la vie ouvrière » La lettre rappelle le besoin de coopération entre les différents partis. Aussi, les évêques croient que « c’est la religion qui demeure la source inspiratrice de vérité et de force. La religion est plus puissante que la technique et l’organisation, elle est une source de collaboration. » Du fait même que l’Église dit refuser de s’allier à une classe, elle prétend que l’État non plus ne peut être allié ou complice d’une classe. Dans la résolution du problème ouvrier, la lettre énonce que l’Église et l’État ont des rôles importants à jouer. « Des devoirs s’imposent à l’État pour le relèvement de la condition des ouvriers » et le clergé doit également prendre part au processus. « Il faut s’attendre à ce que le clergé, suivant nos directives, donne ses préférences aux ouvriers et aux patrons qui acceptent l’enseignement de l’Église sur le syndicalisme ouvrier et patronal ». La lettre pastorale sera traduite en quatre langues.Le document, qui préconise des réformes fondamentales, marque l’acceptation par l’Église québécoise du fait de l’industrialisation et des problèmes sociaux qui en découlent. Les évêques affirment notamment dans cette lettre que « la ville et le travail industriel ne sont pas en dehors du plan de Dieu et ne conduisent pas fatalement au matérialisme et à la déchristianisation des âmes. Le milieu ouvrier et industriel peut être sanctificateur. La religion doit être le fondement indispensable de toute restauration de la vie ouvrière » La lettre rappelle le besoin de coopération entre les différents partis. Aussi, les évêques croient que « c’est la religion qui demeure la source inspiratrice de vérité et de force. La religion est plus puissante que la technique et l’organisation, elle est une source de collaboration. » Du fait même que l’Église dit refuser de s’allier à une classe, elle prétend que l’État non plus ne peut être allié ou complice d’une classe. Dans la résolution du problème ouvrier, la lettre énonce que l’Église et l’État ont des rôles importants à jouer. « Des devoirs s’imposent à l’État pour le relèvement de la condition des ouvriers » et le clergé doit également prendre part au processus. « Il faut s’attendre à ce que le clergé, suivant nos directives, donne ses préférences aux ouvriers et aux patrons qui acceptent l’enseignement de l’Église sur le syndicalisme ouvrier et patronal ». La lettre pastorale sera traduite en quatre langues. Source : Le Devoir, 20 mars 1950, p.1.

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