Publication du « Refus global » par Paul-Émile Borduas

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Le « Refus global » comprend neuf textes et plusieurs illustrations signés par Paul-Émile Borduas, Claude Gauvreau
, Jean-Paul Riopelle, Bruno Cormier, Françoise Sullivan, Fernand Leduc, Pierre Gauvreau, Claude Gauvreau
, Jean-Paul Mousseau, Marcelle Ferron, Madeleine Arbour, Thérèse Leduc, Maurice Perron, Françoise Riopelle et Muriel Guilbault. Le manifeste du « Refus global » est l’aboutissement de réflexions, d’échanges et de projets qui ont tenu les automatistes en haleine pendant plusieurs années. Sa parution a l’effet d’un coup de foudre au Québec. Appel à la créativité, au dépassement, ce document se veut aussi une dénonciation de la situation actuelle, notamment du pouvoir de l’Église -« Un petit peuple serré de près aux soutanes restées les seules dépositaires de la foi, du savoir, de la vérité et de la richesse nationale. Tenu à l’écart de l’évolution universelle de la pensée pleine de risques et de dangers, éduqué sans mauvaise volonté, mais sans contrôle, dans le faux jugement des grands faits de l’histoire quand l’ignorance complète est impraticable. » Ce passage, et bien d’autres, expliquent le fait que, de façon presque unanime, journaux, revues et hommes d’Église rejetteront le texte. Le « Refus global » comprend neuf textes et plusieurs illustrations signés par Paul-Émile Borduas, Claude Gauvreau
, Jean-Paul Riopelle, Bruno Cormier, Françoise Sullivan, Fernand Leduc, Pierre Gauvreau, Claude Gauvreau
, Jean-Paul Mousseau, Marcelle Ferron, Madeleine Arbour, Thérèse Leduc, Maurice Perron, Françoise Riopelle et Muriel Guilbault. Le manifeste du « Refus global » est l’aboutissement de réflexions, d’échanges et de projets qui ont tenu les automatistes en haleine pendant plusieurs années. Sa parution a l’effet d’un coup de foudre au Québec. Appel à la créativité, au dépassement, ce document se veut aussi une dénonciation de la situation actuelle, notamment du pouvoir de l’Église -« Un petit peuple serré de près aux soutanes restées les seules dépositaires de la foi, du savoir, de la vérité et de la richesse nationale. Tenu à l’écart de l’évolution universelle de la pensée pleine de risques et de dangers, éduqué sans mauvaise volonté, mais sans contrôle, dans le faux jugement des grands faits de l’histoire quand l’ignorance complète est impraticable. » Ce passage, et bien d’autres, expliquent le fait que, de façon presque unanime, journaux, revues et hommes d’Église rejetteront le texte. Source : L’Encyclopédie du Canada : édition 2000, Montréal, Stanké, 2000, p.2080.

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