Publication du rapport de la Commission royale d’enquête sur l’agriculture au Québec

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Dans leurs conclusions, les commissaires encouragent le développement d’une agriculture concurrentielle et une intervention judicieuse du gouvernement. Ils constatent notamment que « (...) la production et la productivité dans l’agriculture (continue) à s’accroître, (alors) que la part du Produit national provenant de l’agriculture et la part de main-d’oeuvre totale employée dans l’agriculture vont en diminuant. Nous soulignons néanmoins que l’agriculture demeure un secteur important de la vie économique et sociale. Elle constitue en effet un élément dynamique dans toute la province, contribue au développement en fournissant de nombreux produits alimentaires à un coût raisonnable, et met à la disposition des autres secteurs de l’économie des ressources toutes les fois que celles-ci peuvent y être employés plus efficacement (...) nous voulons souligner la nécessité de tenir compte des problèmes économiques et sociaux qui se présenteront au cours du processus d’adaptation (...) A notre avis, si l’agriculteur semble être aujourd’hui l’enfant pauvre parmi l’ensemble des travailleurs, c’est d’abord parce que l’agriculture souffre d’anémie. » Pour remédier à la situation, la nouvelle politique agricole proposée par le rapport suggère les objectifs suivants :« la modernisation des structures agricoles et l’amélioration du revenu agricole par exploitant. Leur réalisation exigera une orientation de la production en fonction de la demande, une expansion équilibrée de cette production, et des échanges extérieurs compatibles avec le développement de la province et du reste du Canada. De plus, il faudra songer à la mise en place d’organismes qui auront pour mission de régulariser les marchés et qui en assumeront les responsabilités et partiellement la charge. »Dans leurs conclusions, les commissaires encouragent le développement d’une agriculture concurrentielle et une intervention judicieuse du gouvernement. Ils constatent notamment que « (...) la production et la productivité dans l’agriculture (continue) à s’accroître, (alors) que la part du Produit national provenant de l’agriculture et la part de main-d’oeuvre totale employée dans l’agriculture vont en diminuant. Nous soulignons néanmoins que l’agriculture demeure un secteur important de la vie économique et sociale. Elle constitue en effet un élément dynamique dans toute la province, contribue au développement en fournissant de nombreux produits alimentaires à un coût raisonnable, et met à la disposition des autres secteurs de l’économie des ressources toutes les fois que celles-ci peuvent y être employés plus efficacement (...) nous voulons souligner la nécessité de tenir compte des problèmes économiques et sociaux qui se présenteront au cours du processus d’adaptation (...) A notre avis, si l’agriculteur semble être aujourd’hui l’enfant pauvre parmi l’ensemble des travailleurs, c’est d’abord parce que l’agriculture souffre d’anémie. » Pour remédier à la situation, la nouvelle politique agricole proposée par le rapport suggère les objectifs suivants :« la modernisation des structures agricoles et l’amélioration du revenu agricole par exploitant. Leur réalisation exigera une orientation de la production en fonction de la demande, une expansion équilibrée de cette production, et des échanges extérieurs compatibles avec le développement de la province et du reste du Canada. De plus, il faudra songer à la mise en place d’organismes qui auront pour mission de régulariser les marchés et qui en assumeront les responsabilités et partiellement la charge. » Source : Nolasque April, L’évolution de l’agriculture et le développement économique du Québec, 1946 à 1976 : rapport de la Commission royale d’enquête sur l’agriculture au Québec, Gouvernement du Québec, 1967, 156 p.

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...