Rapatriement des cendres de Calixa Lavallée

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Décédé en 1891, Calixa Lavallée avait été inhumé à Boston. Il avait fait carrière pendant plusieurs années dans cette ville américaine. Originaire de Verchères, Lavallée a été, entre autres, président de l’Académie de musique de Québec. Le retour de ses cendres au Québec bénéficie d’une importante couverture médiatique, notamment de la station CKAC qui radiodiffuse l’événement. Un cortège accompagne les restes de Lavallée de la gare de Saint-Jean jusqu’à Montréal où une messe est célébrée à sa mémoire. On peut entrendre à cette occasion les paroles suivantes : « Dors en paix ! La patrie en pleurs se penche sur ta dépouille (...) regrettant de ne pas t’avoir donné son baiser maternel au moment de la mort, se consolant toutefois à la pensée non seulement de te revoir mais surtout de te consoler. » Le journaliste du « Devoir » écrit pour sa part : « Tous nos grands artistes ont eu à souffrir de cet état de choses (l’exil) et nous nous sommes rendus grandement coupables envers une Albani par exemple, obligée de s’adresser à l’étranger pour pouvoir cultiver son talent (...) envers tous ceux qui furent mieux reçus aux États-Unis ou ailleurs que chez eux. Eh bien voici le moment de réparer un peu nos ingratitudes passées. » Calixa Lavallée sera inhumé dans le cimetière Côte-des-neiges.Décédé en 1891, Calixa Lavallée avait été inhumé à Boston. Il avait fait carrière pendant plusieurs années dans cette ville américaine. Originaire de Verchères, Lavallée a été, entre autres, président de l’Académie de musique de Québec. Le retour de ses cendres au Québec bénéficie d’une importante couverture médiatique, notamment de la station CKAC qui radiodiffuse l’événement. Un cortège accompagne les restes de Lavallée de la gare de Saint-Jean jusqu’à Montréal où une messe est célébrée à sa mémoire. On peut entrendre à cette occasion les paroles suivantes : « Dors en paix ! La patrie en pleurs se penche sur ta dépouille (...) regrettant de ne pas t’avoir donné son baiser maternel au moment de la mort, se consolant toutefois à la pensée non seulement de te revoir mais surtout de te consoler. » Le journaliste du « Devoir » écrit pour sa part : « Tous nos grands artistes ont eu à souffrir de cet état de choses (l’exil) et nous nous sommes rendus grandement coupables envers une Albani par exemple, obligée de s’adresser à l’étranger pour pouvoir cultiver son talent (...) envers tous ceux qui furent mieux reçus aux États-Unis ou ailleurs que chez eux. Eh bien voici le moment de réparer un peu nos ingratitudes passées. » Calixa Lavallée sera inhumé dans le cimetière Côte-des-neiges. Source : Le Devoir, 14 juillet 1933, p.1 et 8. L’Encyclopédie du Canada : édition 2000, Montréal, Stanké, 2000, p.1391.

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...