Réactions à la présentation du « bill d’autonomie » présenté par le premier ministre Wilfrid Laurier

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Le « contrôle » du système scolaire devient un enjeu important avec la création des nouvelles provinces de l’Alberta et la Saskatchewan. Forts de leur récente victoire aux élections ontariennes, les orangistes s’opposent au « bill d’autonomie » de Laurier parce qu’il propose des écoles séparées religieusement, ce qui favoriserait l’épanouissement du fait catholique dans l’Ouest canadien. Cette position ne tarde pas à éveiller des réactions au Québec. Tant chez les protestants que les catholiques, les camps se divisent entre extrémistes et modérés, ce que l’on peut observer dans les journaux de l’époque. Pressé de trouver une solution malgré les positions intransigeantes des extrémistes religieux et le fait qu’on l’accuse d’être au service du Québec et de la « hiérarchie » catholique, Laurier décide de s’appuyer sur les modérés des deux camps et d’amender l’article 16 de son « bill » au détriment des minorités catholiques de l’Ouest. À l’origine, celui-ci donnait à toute minorité le droit d’enseigner sa langue et sa religion dans des écoles séparées. Le choix des livres était laissé à un bureau catholique. L’amendement permet maintenant l’enseignement de la religion, mais seulement après les heures de classe. De plus, le choix des livres est soumis à un commissaire protestant. Aussi, des écoles séparées n’auront droit d’existence que dans les districts scolaires où les catholiques sont minoritaires. Or, dans les endroits où ils se trouvent, les Canadiens français de l’Ouest sont presque toujours en majorité.Le « contrôle » du système scolaire devient un enjeu important avec la création des nouvelles provinces de l’Alberta et la Saskatchewan. Forts de leur récente victoire aux élections ontariennes, les orangistes s’opposent au « bill d’autonomie » de Laurier parce qu’il propose des écoles séparées religieusement, ce qui favoriserait l’épanouissement du fait catholique dans l’Ouest canadien. Cette position ne tarde pas à éveiller des réactions au Québec. Tant chez les protestants que les catholiques, les camps se divisent entre extrémistes et modérés, ce que l’on peut observer dans les journaux de l’époque. Pressé de trouver une solution malgré les positions intransigeantes des extrémistes religieux et le fait qu’on l’accuse d’être au service du Québec et de la « hiérarchie » catholique, Laurier décide de s’appuyer sur les modérés des deux camps et d’amender l’article 16 de son « bill » au détriment des minorités catholiques de l’Ouest. À l’origine, celui-ci donnait à toute minorité le droit d’enseigner sa langue et sa religion dans des écoles séparées. Le choix des livres était laissé à un bureau catholique. L’amendement permet maintenant l’enseignement de la religion, mais seulement après les heures de classe. De plus, le choix des livres est soumis à un commissaire protestant. Aussi, des écoles séparées n’auront droit d’existence que dans les districts scolaires où les catholiques sont minoritaires. Or, dans les endroits où ils se trouvent, les Canadiens français de l’Ouest sont presque toujours en majorité. Source : La Presse, 21 février 1905, p.9, 22 férvrier 1905, p.9.

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...