Réélection du Parti libéral du Québec de Jean Charest à l’Assemblée nationale du Québec

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Évoquant le contexte de la crise économique et la nécessité d’y faire face avec un gouvernement majoritaire, le premier ministre Jean Charest déclenche des élections anticipées en novembre 2008. Cette annonce suscite une certaine grogne au sein de l’électorat. D’une part, le pays sort des élections fédérales qui ont eu lieu le 14 octobre. De l’autre, le mandat des libéraux n’est vieux que d’un an et demi, une période anormalement courte pour retourner aux urnes. La campagne se déroule sans trop d’émotions, les libéraux gardant la pole dans les sondages du début à la fin. Le moment fort est le débat télévisé entre les chefs, le 25 novembre. Il est toutefois suivi par la crise parlementaire à Ottawa qui monopolise l’attention de la presse pendant presque une semaine. La journée du scrutin, qui s’annonce sans surprise, s’avère pourtant fertile en rebondissements. La victoire libérale se confirme, mais par une marge inférieure aux prévisions des analystes. Avec ses 66 députés, le PLQ obtient le gouvernement majoritaire qu’il désirait. Mais les 51 députés et les 35% du PQ constituent une solide performance qui réjouissent le chef Pauline Marois, première femme à diriger une formation majeure aux élections générales québécoises. Les gains du PLQ et du PQ se font largement aux dépens de l’Action démocratique du Québec (ADQ). Après sa percée étonnante en mars 2007, ce parti autonomiste se retrouve avec seulement 17% des voix et une représentation de 7 députés. Cette déroute s’explique selon plusieurs par la performance inégale des adéquistes dans le rôle de l’opposition officielle. Ébranlé, le chef Mario Dumont surprend ses partisans en annonçant qu’il quittera ses fonctions après une période de transition. Enfin, le scrutin du 8 décembre se veut également mémorable pour Québec solidaire, une formation de gauche qui, grâce à la victoire d’Amir Khadir dans Mercier, fait élire son premier député à l’Assemblée nationale. Conformément aux prévisions, les Québécois ont néanmoins exprimé beaucoup de réserve face à le tenue de ces élections. Le taux de participation de 57,1% marque d’ailleurs un bas historique. Il a été influencé en partie par la température froide, mais aussi par une indifférence qui n’est pas sans inquiéter les observateurs et la classe politique.Évoquant le contexte de la crise économique et la nécessité d’y faire face avec un gouvernement majoritaire, le premier ministre Jean Charest déclenche des élections anticipées en novembre 2008. Cette annonce suscite une certaine grogne au sein de l’électorat. D’une part, le pays sort des élections fédérales qui ont eu lieu le 14 octobre. De l’autre, le mandat des libéraux n’est vieux que d’un an et demi, une période anormalement courte pour retourner aux urnes. La campagne se déroule sans trop d’émotions, les libéraux gardant la pole dans les sondages du début à la fin. Le moment fort est le débat télévisé entre les chefs, le 25 novembre. Il est toutefois suivi par la crise parlementaire à Ottawa qui monopolise l’attention de la presse pendant presque une semaine. La journée du scrutin, qui s’annonce sans surprise, s’avère pourtant fertile en rebondissements. La victoire libérale se confirme, mais par une marge inférieure aux prévisions des analystes. Avec ses 66 députés, le PLQ obtient le gouvernement majoritaire qu’il désirait. Mais les 51 députés et les 35% du PQ constituent une solide performance qui réjouissent le chef Pauline Marois, première femme à diriger une formation majeure aux élections générales québécoises. Les gains du PLQ et du PQ se font largement aux dépens de l’Action démocratique du Québec (ADQ). Après sa percée étonnante en mars 2007, ce parti autonomiste se retrouve avec seulement 17% des voix et une représentation de 7 députés. Cette déroute s’explique selon plusieurs par la performance inégale des adéquistes dans le rôle de l’opposition officielle. Ébranlé, le chef Mario Dumont surprend ses partisans en annonçant qu’il quittera ses fonctions après une période de transition. Enfin, le scrutin du 8 décembre se veut également mémorable pour Québec solidaire, une formation de gauche qui, grâce à la victoire d’Amir Khadir dans Mercier, fait élire son premier député à l’Assemblée nationale. Conformément aux prévisions, les Québécois ont néanmoins exprimé beaucoup de réserve face à le tenue de ces élections. Le taux de participation de 57,1% marque d’ailleurs un bas historique. Il a été influencé en partie par la température froide, mais aussi par une indifférence qui n’est pas sans inquiéter les observateurs et la classe politique. Source : Le Devoir, 9 décembre 2008, p. A1-A6, A10 ; 10 décembre 2008, p. A1, A4-A5, A10. La Presse, 9 décembre 2008, p. A1-A24 ; 10 décembre 2008, p. A8-A19.
http://elections.radio-canada.ca/elections/quebec2008/2008/12/08/022-results.shtml?ref=rss

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