Rejet d’une motion de défiance contre le gouvernement libéral et le premier ministre Jean Charest

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Au cours de la dernière année, le gouvernement libéral de Jean Charest a été ébranlé par des controverses comme le dévoilement d’irrégularités dans l’octroi de places de garderie et l’exclusion du cabinet du ministre de la Famille Tony Tomassi. La polémique la plus persistante est cependant la demande des partis d’opposition de tenir une commission d’enquête permettant de lever le voile sur la corruption dans l’industrie de la construction, ainsi que sur les relations entre certains entrepreneurs et firmes d’ingénieurs avec les partis politiques. Devant le refus du premier ministre Charest, qui préfère laisser les enquêtes policières suivre leur cours, la pression s’accentue. Le 24 novembre, une motion est déposée à l’effet : « Que l’Assemblée nationale du Québec retire sa confiance au gouvernement libéral et à son premier ministre pour son refus obstiné de déclencher une enquête publique et indépendante sur l’industrie de la construction, sur l’octroi de contrats publics, de permis ou de subventions ainsi que sur le financement des partis politiques. » Pauline Marois (Parti québécois), Gérard Deltell (Action démocratique du Québec) et Amir Khadir (Québec solidaire) l’appuient, mais la majorité libérale, de 61 voix contre 57, empêche son adoption. La contestation se poursuit néanmoins. Le refus du gouvernement d’imposer un moratoire sur l’exploitation des gaz de schiste incite même un regroupement, le Mouvement citoyen national du Québec, à faire paraître sur le site de l’Assemblée nationale une pétition réclamant la démission du premier ministre. Parrainée par Amir Khadir, elle récoltera plus de 200 000 signatures.Au cours de la dernière année, le gouvernement libéral de Jean Charest a été ébranlé par des controverses comme le dévoilement d’irrégularités dans l’octroi de places de garderie et l’exclusion du cabinet du ministre de la Famille Tony Tomassi. La polémique la plus persistante est cependant la demande des partis d’opposition de tenir une commission d’enquête permettant de lever le voile sur la corruption dans l’industrie de la construction, ainsi que sur les relations entre certains entrepreneurs et firmes d’ingénieurs avec les partis politiques. Devant le refus du premier ministre Charest, qui préfère laisser les enquêtes policières suivre leur cours, la pression s’accentue. Le 24 novembre, une motion est déposée à l’effet : « Que l’Assemblée nationale du Québec retire sa confiance au gouvernement libéral et à son premier ministre pour son refus obstiné de déclencher une enquête publique et indépendante sur l’industrie de la construction, sur l’octroi de contrats publics, de permis ou de subventions ainsi que sur le financement des partis politiques. » Pauline Marois (Parti québécois), Gérard Deltell (Action démocratique du Québec) et Amir Khadir (Québec solidaire) l’appuient, mais la majorité libérale, de 61 voix contre 57, empêche son adoption. La contestation se poursuit néanmoins. Le refus du gouvernement d’imposer un moratoire sur l’exploitation des gaz de schiste incite même un regroupement, le Mouvement citoyen national du Québec, à faire paraître sur le site de l’Assemblée nationale une pétition réclamant la démission du premier ministre. Parrainée par Amir Khadir, elle récoltera plus de 200 000 signatures. Source : Le Devoir, 25 novembre 2010, p. 1 et al. ; La Presse, 25 novembre 2010, p. 1 et al ;
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2010/11/24/002-motion-censure-vote.shtml

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...