Rejet final de l’accord du lac Meech

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Ce rejet met fin au processus entrepris au milieu des années 80 par le premier ministre Brian Mulroney
et les premiers ministres des provinces pour amener le Québec à adhérer à la Constitution canadienne. Selon les dispositions de l’entente dite du lac Meech, chaque province avait trois ans pour faire ratifier l’accord par sa législature. L’approbation de l’Assemblée nationale du Québec est acquise dès 1987. Mais, en juin 1990, les législatures de Manitoba et de Terre-Neuve n’ont toujours pas ratifié l’accord, ce qui confirme son échec le 22 juin. Le soir même, le premier ministre du Québec, le libéral Robert Bourassa
, prononce un discours dans lequel il déclare qu`à l’avenir le Québec négociera de façon bilatérale avec Ottawa. Il y affirme notamment : « Le Canada anglais doit comprendre de façon très claire que, quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse, le Québec est, aujourd’hui et pour toujours, une société distincte, libre et capable d’assurer son destin et son développement. » L’enthousiasme manifesté par les nationalistes québécois le 24 juin, lors de la Saint-Jean-Baptiste, et les résultats de sondages effectués auprès de l’opinion publique démontrent que l’échec de cette entente s’est traduit par un regain de popularité important pour l’option souverainiste.Ce rejet met fin au processus entrepris au milieu des années 80 par le premier ministre Brian Mulroney
et les premiers ministres des provinces pour amener le Québec à adhérer à la Constitution canadienne. Selon les dispositions de l’entente dite du lac Meech, chaque province avait trois ans pour faire ratifier l’accord par sa législature. L’approbation de l’Assemblée nationale du Québec est acquise dès 1987. Mais, en juin 1990, les législatures de Manitoba et de Terre-Neuve n’ont toujours pas ratifié l’accord, ce qui confirme son échec le 22 juin. Le soir même, le premier ministre du Québec, le libéral Robert Bourassa
, prononce un discours dans lequel il déclare qu`à l’avenir le Québec négociera de façon bilatérale avec Ottawa. Il y affirme notamment : « Le Canada anglais doit comprendre de façon très claire que, quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse, le Québec est, aujourd’hui et pour toujours, une société distincte, libre et capable d’assurer son destin et son développement. » L’enthousiasme manifesté par les nationalistes québécois le 24 juin, lors de la Saint-Jean-Baptiste, et les résultats de sondages effectués auprès de l’opinion publique démontrent que l’échec de cette entente s’est traduit par un regain de popularité important pour l’option souverainiste. Source : La Presse, 23 juin 1990, p.A1, A2, 24 juin 1990, p.B2, L’Encyclopédie du Canada : édition 2000, Montréal, Stanké, 1999, p.12-13.

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