Remise d’une pétition contre la Loi 22

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

En désaccord avec le premier ministre et ses collègues concernant les dispositions de la Loi 22 relatives à la langue d’enseignement, Jérôme Choquette
annoncera le lendemain qu’il démissionne de son poste de ministre de l’Éducation et quitte le Parti libéral. M. Choquette aurait voulu que la loi 22 énonce clairement ceci : « l’école française est la règle pour tous, sauf pour les enfants de langue maternelle anglaise, définie comme la première langue apprise et encore parlée, ces derniers ayant droit à l’école en langue anglaise ». Il se retrouve donc seul à défendre cette thèse, qui rejoint celle du Parti québécois. En réponse à ses requêtes, Bourassa lui écrit « un gouvernement vraiment responsable ne peut consentir à faire intervenir l’Assemblée nationale aux premières difficultés d’application d’une loi ». Raymond Garneau le remplacera à la tête du ministère de l’Éducation.En désaccord avec le premier ministre et ses collègues concernant les dispositions de la Loi 22 relatives à la langue d’enseignement, Jérôme Choquette
annoncera le lendemain qu’il démissionne de son poste de ministre de l’Éducation et quitte le Parti libéral. M. Choquette aurait voulu que la loi 22 énonce clairement ceci : « l’école française est la règle pour tous, sauf pour les enfants de langue maternelle anglaise, définie comme la première langue apprise et encore parlée, ces derniers ayant droit à l’école en langue anglaise ». Il se retrouve donc seul à défendre cette thèse, qui rejoint celle du Parti québécois. En réponse à ses requêtes, Bourassa lui écrit « un gouvernement vraiment responsable ne peut consentir à faire intervenir l’Assemblée nationale aux premières difficultés d’application d’une loi ». Raymond Garneau le remplacera à la tête du ministère de l’Éducation. Source : Le Devoir, 27 septembre 1975, p.1,6.

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