Rencontre des premiers ministres des provinces canadiennes à Calgary

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Le premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, ne participe pas à ces négociations dont les résultats font dire au premier ministre canadien, Jean Chrétien : « Tout ce qui est arrivé hier, à mon sens, va démontrer aux Québécois que le fédéralisme peut bien fonctionner. C’est un processus qui évolue très bien et qui donne beaucoup de satisfaction au Québec. » Cette opinion n’est toutefois pas partagée par le premier ministre du Québec qui, comme la plupart des nationalistes de la province, questionnent la pertinence de cette Déclaration de Calgary dont un des passages clés se lit comme suit : « Dans ce régime fédéral, où le respect pour la diversité et l’égalité est un fondement de l’unité, le caractère unique de la société québécoise, constituée notamment de sa majorité francophone, de sa culture et de sa tradition de droit civil, est fondamental pour le bien-être du Canada. Par conséquent, l’assemblée législative et le gouvernement du Québec ont le rôle de protéger le caractère unique de la société québécoise au sein du Canada et d’en favoriser l’épanouissement. » Dans les commentaires qu’il livre quelques jours plus tard à la presse, Bouchard laisse entrevoir peu de chances de succès à cette Déclaration dans sa province : « Alors, pendant que les citoyens du Canada anglais débattront entre eux à savoir si l’offre de Calgary est suffisamment banale à leur goût, nous, au Québec, nous continuerons à accomplir les tâches que nous nous sommes collectivement données : créer de l’emploi pour les Québécois, nous occuper de santé et d’éducation, améliorer les conditions des familles du Québec, éliminer une fois pour toutes le déficit pour arrêter d’endetter nos jeunes. » En novembre 1997, les députés de la Chambre des communes accepteront l’idée de consulter les Québécois sur le contenu de cette déclaration. Le projet sera éventuellement abandonné. 
Le premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, ne participe pas à ces négociations dont les résultats font dire au premier ministre canadien, Jean Chrétien : « Tout ce qui est arrivé hier, à mon sens, va démontrer aux Québécois que le fédéralisme peut bien fonctionner. C’est un processus qui évolue très bien et qui donne beaucoup de satisfaction au Québec. » Cette opinion n’est toutefois pas partagée par le premier ministre du Québec qui, comme la plupart des nationalistes de la province, questionnent la pertinence de cette Déclaration de Calgary dont un des passages clés se lit comme suit : « Dans ce régime fédéral, où le respect pour la diversité et l’égalité est un fondement de l’unité, le caractère unique de la société québécoise, constituée notamment de sa majorité francophone, de sa culture et de sa tradition de droit civil, est fondamental pour le bien-être du Canada. Par conséquent, l’assemblée législative et le gouvernement du Québec ont le rôle de protéger le caractère unique de la société québécoise au sein du Canada et d’en favoriser l’épanouissement. » Dans les commentaires qu’il livre quelques jours plus tard à la presse, Bouchard laisse entrevoir peu de chances de succès à cette Déclaration dans sa province : « Alors, pendant que les citoyens du Canada anglais débattront entre eux à savoir si l’offre de Calgary est suffisamment banale à leur goût, nous, au Québec, nous continuerons à accomplir les tâches que nous nous sommes collectivement données : créer de l’emploi pour les Québécois, nous occuper de santé et d’éducation, améliorer les conditions des familles du Québec, éliminer une fois pour toutes le déficit pour arrêter d’endetter nos jeunes. » En novembre 1997, les députés de la Chambre des communes accepteront l’idée de consulter les Québécois sur le contenu de cette déclaration. Le projet sera éventuellement abandonné. 
Source : Le Devoir, 16 septembre 1997, p.A1, 17 septembre 1997, p.A7, 2 octobre 1997, p.A4, 26 novembre 1997, p.A6.

Voir en ligne : http://bilan3.usherbrooke.ca/bilan/...