Retrait de la candidature du Canada pour un siège au Conseil de sécurité des Nations unies

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Depuis 1948, le Canada a été élu lors de ses six candidatures pour un des sièges non-permanents disponibles sur le Conseil de sécurité des Nations unies. Sur les cinq sièges ouverts en 2010, trois sont déjà comblés alors que ceux que possédaient la Turquie et l’Autriche sont en jeu. Chaque pays a droit à deux votes et, lors du premier tour, l’Allemagne se qualifie avec 128 votes, contre 122 pour le Portugal et 114 pour le Canada. Le Portugal n’atteint pas les deux tiers requis au second tour, mais ses 113 votes, contre les 78 du Canada, convainquent les Canadiens, pourtant confiants au départ, de se retirer de la course. De fait, le Portugal aurait remporté le troisième tour avec une majorité sans équivoque de 150 votes contre 32. Cet échec suscite de nombreuses réactions. Plusieurs observateurs, et même un sondage d’opinion, tendent à imputer ce résultat à la perte d’influence du Canada sur la scène internationale, conséquence de certaines politiques adoptées par le gouvernement conservateur de Stephen Harper (position sur les changements climatiques, diplomatie moins active sur le terrain, appui sans réserve à Israël lors de l’intervention au Liban à l’été 2006, etc.) Le Portugal aurait d’ailleurs profité du vote des pays arabes qu’il avait courtisés activement. Le premier ministre Harper brosse pour sa part un bilan moins sombre de la situation, reprochant au chef de l’opposition, Michael Ignatieff, d’avoir tenu des propos qui auraient été de nature à nuire aux chances du Canada.Depuis 1948, le Canada a été élu lors de ses six candidatures pour un des sièges non-permanents disponibles sur le Conseil de sécurité des Nations unies. Sur les cinq sièges ouverts en 2010, trois sont déjà comblés alors que ceux que possédaient la Turquie et l’Autriche sont en jeu. Chaque pays a droit à deux votes et, lors du premier tour, l’Allemagne se qualifie avec 128 votes, contre 122 pour le Portugal et 114 pour le Canada. Le Portugal n’atteint pas les deux tiers requis au second tour, mais ses 113 votes, contre les 78 du Canada, convainquent les Canadiens, pourtant confiants au départ, de se retirer de la course. De fait, le Portugal aurait remporté le troisième tour avec une majorité sans équivoque de 150 votes contre 32. Cet échec suscite de nombreuses réactions. Plusieurs observateurs, et même un sondage d’opinion, tendent à imputer ce résultat à la perte d’influence du Canada sur la scène internationale, conséquence de certaines politiques adoptées par le gouvernement conservateur de Stephen Harper (position sur les changements climatiques, diplomatie moins active sur le terrain, appui sans réserve à Israël lors de l’intervention au Liban à l’été 2006, etc.) Le Portugal aurait d’ailleurs profité du vote des pays arabes qu’il avait courtisés activement. Le premier ministre Harper brosse pour sa part un bilan moins sombre de la situation, reprochant au chef de l’opposition, Michael Ignatieff, d’avoir tenu des propos qui auraient été de nature à nuire aux chances du Canada. Source : Le Devoir, 13 octobre 2010, p.1 et al. ; La Presse, 13 octobre 2010, p. 1 et al.
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/10/12/007-canada-onu-siege.shtml

Voir en ligne : http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/p...