Retrait du Québec d’une conférence fédérale-provinciale sur les communications

, par Bilan du Siècle - Université de Sherbrooke

Dès la première journée, le ministre québécois des Communications, Jean-Paul L’Allier, décide de quitter la conférence car, selon lui : « la position du gouvernement fédéral, telle que défendue par M. (Gérard) Pelletier (ministre fédéral des Communications), est tout à fait inacceptable pour le Québec parce qu’elle exige des provinces une reconnaissance explicite de la juridiction d’Ottawa dans l’ensemble du dossier des communications comme préalable à une participation au sein du futur Comité sur la politique des télécommunications. Quant à nous, c’est un dossier clos parce que le gouvernement fédéral n’est pas prêt à un partage dans le secteur des communications et que de notre côté nous ne sommes nullement intéressés à jouer les groupes de pression au sein des structures consultatives mises en place par Ottawa. » Alors que les ministres des provinces font leurs demandes concernant la cablodistribution, la radiodiffusion et les sociétés exploitantes, le ministre Pelletier, leur répond « je dois vous dire que l’objet de vos demandes n’est pas réaliste ». Il ajoute de plus « qu’elles supposent un transfert de juridiction entre les deux paliers de gouvernement et qu’elles ne pourraient trouver grâce que dans le cadre d’une conférence des premiers ministres ».Dès la première journée, le ministre québécois des Communications, Jean-Paul L’Allier, décide de quitter la conférence car, selon lui : « la position du gouvernement fédéral, telle que défendue par M. (Gérard) Pelletier (ministre fédéral des Communications), est tout à fait inacceptable pour le Québec parce qu’elle exige des provinces une reconnaissance explicite de la juridiction d’Ottawa dans l’ensemble du dossier des communications comme préalable à une participation au sein du futur Comité sur la politique des télécommunications. Quant à nous, c’est un dossier clos parce que le gouvernement fédéral n’est pas prêt à un partage dans le secteur des communications et que de notre côté nous ne sommes nullement intéressés à jouer les groupes de pression au sein des structures consultatives mises en place par Ottawa. » Alors que les ministres des provinces font leurs demandes concernant la cablodistribution, la radiodiffusion et les sociétés exploitantes, le ministre Pelletier, leur répond « je dois vous dire que l’objet de vos demandes n’est pas réaliste ». Il ajoute de plus « qu’elles supposent un transfert de juridiction entre les deux paliers de gouvernement et qu’elles ne pourraient trouver grâce que dans le cadre d’une conférence des premiers ministres ». Source : Le Devoir, 16 juillet 1975, p.1,6.

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